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Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Message envoyé par olivier_northfrance 7 (My Page) le 7/02/06 - 11:59
| Chaque année c'est la même chose : j'hésite entre bêcher à grosses mottes ou pailler. Alors je fais 50/50.
En faisant le tour des endroits laissés nus cet giver, j'ai - une fois de plus - été plus qu'agréablement surpris par la "friabilité" de la terre (plutôt lourde dans l'ensemble). Le gel a fait un travail formidable et le fait que ces endroits n'aient jamais été piétinés (je ne vous raconte pas les détours qu'il faut parfois faire pour aller d'un coin à un autre, jamais fait autant de kilomètres et il y a des plantes que je n'ai pas vu pendant 3 mois !) a, j'imagine, aussi dû aider.
Seulement voilà : et l'humus ? Parce qu'à d'autres endroits, intensivement paillés chaque automne depuis 3 ou 4 ans, la terre est bien noire et sa population de vers un véritable paradis pour merles. Mais, car il faut un "mais", la terre ne respire pas de tout l'hiver. Dilemme...
Ce que j'ai tendance à faire de plus en plus, c'est attendre la sortie de l'hiver pour pailler, seulement ça nécessite du stockage de feuilles au-delà de mes modestes capacités.
Mesdames et messieurs les zagronomes, z'en pensez quoi ? Et les autres zôssi, bien sûr.
Olivier. |
Réponse:
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par tchip France (My Page) le
7/02/06 - 12:20
En quoi est-ce gênant d'avoir une terre qui ne respire pas l'hiver? Parce que chez moi, cela n'a pas déneigé depuis le 3 décembre, et bien que je grogne car je ne vois plus aucune floraison (héllébores par ex), j'en suis par ailleurs ravie, en général cela me fait des printemps où la terre est superbe à travailler. Candidette. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Ici, on n'a pour ainsi dire pas eu de neige - jusqu'à présent, l'hiver n'est pas fini - et il a fait 8°C aujourd'hui (au soleil, s'il y en avait, ça taperait presque ;-)) La terre qui respire, ce n'est pas une obsession mais pas loin. Dans le coin des ex-peupliers, j'ai une espèce de glaise bleue qui sent la vase : bêchée à grosses mottes et exposée au gel, elle change presque de couleur et devient friable ; paillée, elle empire. Je suis presque certain que l'humus, même à hautes doses, finit par être digéré. La question que je me pose, c'est quand. Et accessoirement, comment. Parce qu'il y a des coins, je t'assure, j'ai "balancé" quelques mottes de côté en automne (en me disant "non, ça c'est pas possible, rien ne racinera là-dedans") et quand je retombe sur ces mottes après qu'elles aient été exposées à l'air et au gel, j'ai presque envie de m'en servir pour des rempotages ! :)) Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| mais pourquoi se fatiguer là - le moins on en fait le mieux c'est et dans un autre post, on a fait les louanges de la grelinette - alors, grelinons, grelinons - quelle chance Olivier d'avoir une aussi belle terre - je m'en vais aller regarder la mienne de plus près également - merci de nous réconforter |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Olivier, tu bêches quoi ? Ici nous ne bêchons que le potager (et, dans le reste du jardin, seulement avant de planter, donc ponctuellement). Il me semblait que tu n'avais pas de potager, donc je ne vois pas ce que tu peux avoir à bêcher chaque hiver. Qu'en est-il ? |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Moi qui m'en veux depuis le début de l'hiver de ne pas encore avoir paillé, je sens que je vais bientôt avoir tout bon, finalement? Gilles |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| "Olivier, tu bêches quoi ?" Principalement les allées (celles qui sont encore bêchables - non occupées par les racines des plantes aux abords), plus aussi quelques coins de massifs encore libres (si si, il en reste !) J'ai aussi reculé/supprimé d'importantes portions de palissade l'été dernier, ainsi que l'abri-bûches, ce qui me fait de précieux nouveaux mètres carrés disponibles. "Il me semblait que tu n'avais pas de potager (...)" Mauvaise langue, j'ai quand même fait un pied de tomates l'an dernier ;-))) Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Je dirais, d'instinct, que le bechage + gel ne modifie que les qualités physiques, à court terme. Il n'y a pas de raisons pour que ces mottes éclatées ne se 'reserrent' pas. Alors que le paillis, lui, va enrichir pour un moment. Chez moi, les pluies sont souvent brutales, et le risque d'érosion est grand. Je paille autant que je peux, et cela limite l'érosion. Dans la dernière Gazette, ils préconisent meme d'enfouir légèrement le BRF = au lieu de parler de feuilles en surface, il semble que cela donne d'avantage d'humus 'durable'. Cet automne, j'ai vaguement bèché (environ 15 cms) un petit endroit, puis j'ai mis 10 cms de BRF, à la louche. Comme le bèchage a été effectué à grosses mottes, je me suis dit que la surface totale de terre touchant le BRF était plus importante. Je verrai ca dans un mois ou deux... |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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peut-être que qd tu bêches de grosses mottes, l'amélioration est due à l'égouttage plus qu'à l'aération; ce que tu décris ressemble bien au limon qu'il y a au fond de mon drain; quand il est égoutté il fait un bon sol sableux pour les carrottes; mais qd il est tassé, il fait éponge. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Principalement les allées (celles qui sont encore bêchables - non occupées par les racines des plantes aux abords), Euh... sincèrement, ça sert à quoi de bêcher les allées ? (o; plus aussi quelques coins de massifs encore libres (si si, il en reste !) J'ai aussi reculé/supprimé d'importantes portions de palissade l'été dernier, ainsi que l'abri-bûches, ce qui me fait de précieux nouveaux mètres carrés disponibles. Je travaille ce genre de parcelle au fur et à mesure des besoins, vu que si je le fais à l'avance, l'herbe repousse le temps que je tourne le dos. Et je ne peux pas bêcher à grosses mottes, puisque justement, je sors l'herbe et les racines. Et les cailloux (-: Mauvaise langue, j'ai quand même fait un pied de tomates l'an dernier ;-))) T'en veux combien, pour cette année , une petite trentaine ? (o; |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| "Euh... sincèrement, ça sert à quoi de bêcher les allées ? (o;" Je l'ai déjà dit (pas ici mais je l'ai déjà dit), c'est pour - essayer de - rendre la terre la plus accueillante possible pour les racines des plantes aux abords. Voui, je sais, ça tourne à l'obsession, j'en fais p'têt trop, mais c'est comme ça ;-) Maintenant, il y a autre chose, quelque chose dont je prends de plus en plus conscience, c'est que les racines elles-mêmes, du moins certaines, "bêchent toutes seules". Mais pas toutes... L'herbe, quand il y en a, c'est-à-dire pas souvent, la plupart du temps je la laisse (ou je l'enlève une fois que j'ai autre chose à mettre à la place). "peut-être que qd tu bêches de grosses mottes, l'amélioration est due à l'égouttage plus qu'à l'aération" Peut-être. Ou les deux. C'est vrai que dans l'ensemble, j'ai une terre plutôt limoneuse. À l'origine, c'était presque une terre maraîchère, le problème est qu'elle a en bonne partie été recouverte et/ou massacrée lors de la construction de la maison. "Dans la dernière Gazette, ils préconisent meme d'enfouir légèrement le BRF" Là, je tique, où alors ça dépend de la terre. Enfouir des matières ligneuses insuffisamment décomposées, c'est les priver d'air et prendre le risque de les mettre en voie de fossilisation. J'ai déjà vu ça avec des écorces de pin ou des morceaux de bois mort enfouis au bêchage : deux ans après, ils sont identiques. Des feuilles, par contre, ça passe, c'est assez tendre pour les vers. Que ça "donne d'avantage d'humus 'durable'", là oui, je crois bien en effet. Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Question agronomique, tous ces paramètres s'expliquent simplement : L'air, c'est de l'oxygène, et l'oxygène "réveille" les bactéries aérobies, actives dans la décomposition de l'humus. Il me parait donc normal qu'un sol asphyxié (sous tes peupliers, Olivier, argile bleue) ne s'améliore pas sous un simple paillage, puisque les bactéries qui pourraient décomposer ce paillage ne se situent pas activement dans cette argile asphyxiée, mais restent au-dessus, dans le paillage. C'est d'ailleurs pour ça qu'on rencontre facilement des "veines" d'argile pure, avec de la terre fertile au-dessus, sans mélange, dans les terres les plus "officiellement" fertiles. Le bêchage, par contre, aère les premiers cm du sol, et donc réveille ces bactéries, qui, si elles ont de l'humus à portée pourront le décomposer. Le gel, en cassant les mottes d'argiles, accentue cette aération, puisqu'il rend friable toute la motte, donc l'air pénètre partout. Il me semble donc que dans ton terrain, Olivier, où l'humus semble partout (? tu mets tes feuilles ou tu les laisse tomber partout, non ?) le bêchage soit une bonne pratique dans les coins les plus asphyxiés. Mais je pense que les deux seraient bien aussi (bêchage + paillage) pour les coins les plus difficiles. La durabilité de l'humus, c'est dû à ce que l'on appelle le complexe argilo-humique, une combinaison bio-chimique de macromolécules d'argile, d'ions calcaire et de macromolécules d'humus, complexe très stable dans le temps, qui a la capacité de stocker de manière plus efficace que tous les éléments pris séparément, les nutriments (azote, phosphore, potasse, oligo-éléments...) pour les restituer aux plantes. Ce complexe est un agrégat physique ayant des propriétés bio-chimiques et physico-chimiques importantes, et ne se constitue efficacement qu'en présence de "bon humus" (bien décomposé), de calcaire assimilable, d'argile bien sûr et d'oxygène. La boucle est bouclée! Je rajouterais que, d'après mon expérience perso, un leger enfouissage de matière organique n'est pas néfaste, bien au contraire, si le sol est déjà bien aéré (bcp de racines, sol de structure légère, sableuse, argilo-sableuse). Dans un sol asphyxié, c'est inutile ou quasiement, c'est même de la perte pure. "Euh... sincèrement, ça sert à quoi de bêcher les allées ? (o;" Je l'ai déjà dit (pas ici mais je l'ai déjà dit), c'est pour - essayer de - rendre la terre la plus accueillante possible pour les racines des plantes aux abords. Voui, je sais, ça tourne à l'obsession, j'en fais p'têt trop, mais c'est comme ça ;-) C'est le principe retenu pour planter les arbres d'alignement sur voirie : la fosse réelle est très étendue sous le bitume, ou le revêtement de trottoir, avec un système d'aération complexe ("mélange terre-pierre") pour permettre aux racines des arbres d'explorer un maximum de terrain au-delà de leur simple "carré" de terre visible en surface. Je ne pense pas que tu en fasses trop, c'est tout comme il faut au contraire - à mon avis en tous cas! Je trouve que tu as un très bon instinct dans le respect de ton mode de jardinage. Amitiés Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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C'est très intéressant tout cela, mais pratiquement, quand on a planté très, très serré, et qu'il n'y a pas la place d'insérer même une fourche-bêche entre les plantations, Keskonfé? (:-)) On griffe? on grelinne? on paille? A quel moment ? Amitiés |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Merci pour toutes ces précisions Sophie, qui grosso mode confirment ce que je pressentais. C'est assez scientifique et comme je préfère avoir le nez dans la terre plutôt que dans les bouquins, au moins pour ce genre de choses, j'y vais plus par tâtonnements, essais et erreurs... L'air, ah l'air... C'est pour ça que je suis tellement obnubilé par ces histoires de piétinements. Les périodes de l'année aussi. Un vieux, entre guillemets, jardinier de métier me parlait des "mauvais pas", de ces périodes pendant lesquelles il ne fallait absolument pas travailler - et encore moins piétiner, bien sûr - la terre. Ça se joue à quelques jours ou quelques semaines près, plutôt en sortie d'hiver/tout début de printemps, où quoi que l'on fasse, on ne pouvait que l'abimer, mal faire. Au chapitre des arbres d'alignements sur voirie, ils sont en train d'agrandir le Carouf' pas loin d'ici : méga saignées dans le parking pour faire passer des conduites (il faut voir le diamètre des racines qu'ils coupent sans état d'âme), remblai avec sable stabilisé et tutti quanti (sans parler du compactage). Déjà que les quelques pauvres arbres qui vivotent sur ce malheureux parking ont du mal, là, à mon avis, on va avoir droit au chant des tronçonneuses dans un avenir proche. Enfin, espérons qu'ils replanteront. Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Oui un grand merci Sophie pour tes explications, ça conforte certains fonctionement instinctifs qui semble couler de source, enfin en tous cas quand on les fait en sent qu'on à tout bon, et d'autre part tu apportes des aides auxquels on a pas encore pensé/expérimenté. C'est vraiment génial. Pout l'instant je pratique le pailli dans les haies et les plattes bandes et suis très satisfait du résultat. Je suis un peu comme Olivier, je suis obnubilé (c'est le bon therme) par la vie du sol et tout ce qui en découle. Le sol c'est la base, après on s'efforce de faire le plus juste possible avec les végétaux. Quand on favorise la vie du sol, tout semble aller beaucoup mieux pour le reste, en l'occurence, les plantes et plus loin les insectes,...etc. Ma soif d'en apprendre toujours plus sur le sujet est en total éveil, 24h/24h. Encore merci, PtitSuisse |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| J'en profite pour faire la pub de la fameuse 'griffe de jardin', parfois décriée. En général, je commence mes massifs par bèchage 'double fer', en espérant ainsi me débarrasser du chiendent (problème = dans ma terre lourde, il y a toujours un bout de racine qui reste planqué, et qui va faire une superbe bouture plus tard. Dans le 'fer du bas', je ne mets rien, je retourne juste. Dans le fer du haut, je mélange le plus de compost possible (Chez nous, 10 Euros le mètre cube, environ...). Le problème, ce n'est pas tant le prix que le voyage, avec la remorque. Ensuite, je paille au BRF. Et au printemps, quand je nettoie, j'utilise une planche en bois pour ne pas tasser. Puis, en reculant sur la planche, je passe la griffe sur le vieux BRF (à moitié décomposé), et je re-paille par dessus. J'aime bien cette griffe parce qu'elle travaille en surface, et pour répondre à Jane, ca me semble bien pour les massifs déjà implantés, meme serrés. Mais pas de miracle, quand on a des rosiers 'couvre sols' - tu parles - avec des mauvaises herbes sournoises qui poussent au pied ( en fait, sur toute la surface aprement défendue par les épines du-dit rosiers ), pas d'outils, faut tailler, puis arracher à la main, repailler.... et accepter les nouvelles mauvaises herbes.... Mais pour travailler sans abimer le sol, je pense que le cocktail planche + griffe est super, dès lors que le sol a été travaillé précédemment. Sur terre non travaillée, ca ne vaut rien du tout, ca ne rentre pas d'un poil dans les sols lourds. Si les gentils vendeurs voulaient nous dire cela dès le début, on achèterait en tout état de cause, et on serait ravi au lieu d'etre déçu, connaissant les limite de l'outil... |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Jane, encore une fois, tout dépend de ton sol, mais je gage que si c'est tant planté que ça, le sol doit être bien aéré par les nombreuses racines, et un paillage suffisant. Pour l'époque, tout dépend de ce qui y est planté (induction de la floraison, moment où la plante est la plus susceptible d'en profiter) aussi de la qualité de ce que tu apportes, cad de son état de décomposition, de ton climat (en climat rude, le paillage peut isoler le sol du froid pour des plantes 1 peu fragiles, mais le maintient frais + longtemps au réchauffement du printemps)... Réponse de gascon, je sais, mais c'est plutôt subtil, d'où l'intéret de bien connaitre ses conditions propres, et d'adapter ces principes à la réalité exacte du terrain. Olivier, pour les périodes de l'année, je suis entièrement d'accord. Quand le sol est très humide, la structure du sol devient "battante": c'est un tassement qui destructure les boulette argilo-humiques. Au service, on empêche les jardiniers de travailler le sol, et on ne fait surtout pas rouler d'engins lourds (tondeuses auto-portées, tracteurs) sur des terrains non ressuyés. On attend que l'eau descende bien, soit qu'il ne pleuve pas durant plusieurs jours, ou plusieurs jours après la fonte de neige ou un dégel. On peut ruiner un sol en un seul passage d'engins sur sol gorgé d'eau. Sans considérations d'engins, le travail manuel d'un sol très humide est pour la même raison proscrit : on casse la structure assi bien en bouleversant tout qu'en le tassant. Pour les arbres, ça a l'air courant ces méthodes sur parkings de supermarchés : la réhabilitation du parking du "Auprés" près de chez moi m'a horrifiée : ils ont saccagé les anciennes plantations d'arbres (vieilles d'une dizaine d'années) et refait des nouvelles fosses de plantation ... directement sur le bitume : 20 cm de terre à tout casser! C'est souvent des entreprises de BTP qui se chargent de ce genre de travaux... En voirie publique, on devient plus vigilant, je suis contente d'ailleurs car maintenant, à l'échelle de la communauté urbaine dont ma ville dépend, et qui a seule compétence pour les plantations d'arbres en voirie, ils se mettent à réfléchir et à être plus à l'écoute de nos exigences. Ptitsuisse, oui, la vie du sol est primordiale, ça parait évident de le dire, mais y en a tellement qui passent outre! La vie des plantes dépend de la qualité du sol. Amitiés Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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merci sophie, enfin un cours complet!j'ai tout compris! Ptit suisse, de quelle griffe parles-tu? cette espèce de petite fourche bêche de la princesse? un outil à main? ou le machin à dents en spirales qu'on actionne comme un volant? parce que, celui là m'a valu un traumatisme à l'épaule qui me fait toujours souffrir deux ans après! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Merci pour cette discussion très enrichissante, reflet du forum tel que je l'aime... |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par palim Essonne France (My Page) le
15/02/06 - 9:16
| Je me posais la même question parce que la griffe de jardin que l'on tourne est un vrai engin de torture pour jardinier à moins d'avoir un sol vraiment très, très meuble . Palim |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par axel34 z8 France (My Page) le
15/02/06 - 11:16
| Je pense que la question sur la griffe est pour moi... oui, je parle bien de celle qu'on utilise debout, en tournant juste les bras. Et en effet, elle n'est utilisable dans mon sol lourd qu'après un pré-bèchage + après avoir allégé au compost. Je me souviens d'avoir vu une pub tournant en boucle sur la télé dans une jardinerie, avec une brave mamie qui utilisait l'outil dans une terre magnifique, visiblement pré-travaillée par un motoculteur quelconque, et la voix off (male...)disant 'Et elle marche très bien dans la terre lourde de mon jardin..'. Tu parles, ca, c'est un scandale ! Elle vient chez moi quand elle veut, la mamie, j'aimerais voir la démo ! Donc, si je comprends bien, y'a une paire de 'griffe de jardin' d'occasion, peu servi, à vendre sur Garden-Web ? Comme quoi, les avis peuvent diverger. Moi, c'est mon broyeur qui est stocké au grenier, et qui ne vaut pas un bol de cidre ! |
Griffe de jardin
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| "Donc, si je comprends bien, y'a une paire de 'griffe de jardin' d'occasion, peu servi, à vendre sur Garden-Web ?" - deux ! Enfin, la mienne, c'est déjà fait, je l'ai refilée à Antoine ;-) Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| J'apprends, j'apprends, j'apprends en vous lisant. J'apprends aussi toute seule. Moi c'est par paresse au début que je paillais mais je me suis aperçu que cela gênait les bulbes et surtout que c'est un vivier à escargots. Je laisse donc la paillage partout et en particulier aux endroits où les plantes sont à touche touche mais je dégage dès fin février les plantations d'hostas. Je vais bêcher (avec la bêche circulaire, ma terre est molle comme tout grâce au paillage) et laisser les rouge-gorges manger les bestiasses. A Paris, ce sont les jardins de Paris qui plantent les arbres mais après que le bitume ait été posé. Après je n'ai plus de complexes à offrir que si peu d'épaisseur de terre à mes plantes. Amicalement Viniou |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Vraiment, Sophie, c'est cette qualité-là qu'on aimerait entendre dans tous les post! Merci beaucoup pour ces explications précises et copieuses. J'ai l'impression que tu confirmes au plus clair ce que j'ai observé ici où j'habite: pas loin de notre habitation se trouve un chemin forestier, en cuvette et qui monte. La terre y est tellement argileuse que, par temps de pluie tu t'enfonces jusqu'au genoux (souvent ton pied sort de la botte!) et par temps de secheresse c'est un béton dur et poussiéreux. Or, ce chemin est bordé de sapins et de hêtres et par conséquent il reçoit chaque année son paillage naturel. Depuis que je suis ici je n'ai pas pu constater une quelconque amélioration de cette terre qui a tout ce qu'il faut pour être ameublée. Et c'est cette idée-là qui m'est venue spontanément à la lecture du chemin paillis d'Olivier. Je pensais même que le paillage des feuilles de hêtre ne font qu'une décomposition en argile. Encore une fois, c'est ce que je constate au bout d'un temps dans mes massifs, où je mets des quantités de ces feuilles-là. Le résultat n'est jamais durable ou, disons, ne dure qu'une année. Par contre, là où j'avais "nettoyé" le carré l'année précédente, là cette terre reste longtemps meuble. Alors, Sophie, ma question serait: quelle influence ont les espèces de paillage (si l'on peut dire ainsi) sur la transformation du sol? Amitiés et très reconnaissante, rosacentifolia |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Sophie a écrit :"La durabilité de l'humus, c'est dû à ce que l'on appelle le complexe argilo-humique, une combinaison bio-chimique de macromolécules d'argile, d'ions calcaire et de macromolécules d'humus, complexe très stable dans le temps, qui a la capacité de stocker de manière plus efficace que tous les éléments pris séparément, les nutriments (azote, phosphore, potasse, oligo-éléments...) pour les restituer aux plantes. Ce complexe est un agrégat physique ayant des propriétés bio-chimiques et physico-chimiques importantes, et ne se constitue efficacement qu'en présence de "bon humus" (bien décomposé), de calcaire assimilable, d'argile bien sûr et d'oxygène." Pour finir de convaincre Olivier de l'intérêt du calcium en quantité suffisante sur la structure du sol, dès lors que l'on ne se spécialise pas sur des plantes qui n'en tolèrent que des quantités infimes. ;-) -- Denis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Merci, rosa, je ne sais pas si je suis en mesure de répondre exactement à tes interrogations. Mes connaissances ne sont pas complètes en la matière, loin s'en faut! Mais déjà, tu dis : Depuis que je suis ici je n'ai pas pu constater une quelconque amélioration de cette terre qui a tout ce qu'il faut pour être ameublée. justement il me semble que non, elle n'a pas ce qu'il faut pour être ameublie, puisque par définition un chemin est un lieu de passage (+ ou - intensif) et que le tassement provoqué par les passages empêche la matière organique d'ameublir le sol. D'où l'intéret dans le cas d'Olivier de bêcher ses chemins. Il est évident qu'il existe différentes qualités de matières organiques, mais cette appréciation se fait en fonction de chaque sol. Tel sol déjà riche, ameubli et/ou équilibré se contentera d'un apport réduit de matières à faible teneur en humus. Un sol plus difficile ne se verra transformé que grace à un apport massif associé à un travail du sol régulier, à la bonne période. Il n'y a pas de recette standard, il y a surtout, du moins c'est ce que je crois, que la bonne réponse à un problème donné est unique, ce n'est pas celle de ton voisin, c'est celle qui correspond à ton propre sol. Je n'en sais pas assez sur les espèces de paillage pour te dire : la feuille de tel arbre est meilleure que celle de tel autre, il faut essayer, tester. La feuille de hêtre me semble faible, mais Olivier te précisera peut-être ce point là, je crois qu'il en a une large expérience, des qualités de chaque feuille. Le fumier est bcp plus riche que le terreau de feuille en humus. Par contre, suivant le type de sol, son apport en nutriments (car le fumier n'est pas neutre et n'est pas que de l'humus) peut être excessif. Un mélange des deux peut être excellent, d'autant que le fumier "travaille" déjà et donc initie la décomposition des feuilles. Il y a aussi le BRF, copeaux de bois, je l'utilise abondemment là où je travaille, et c'est, associé à du compost de fumier de cheval, très bon pour les terres argilo-calcaires de ma ville de travail. On a vu une sacrée différence, et un changement durable de la qualité des sols. De toutes façons, un paillage se décompose rapidement, entre 6 mois et 1 ans, maximum (ou alors c'est qu'il y a un déficit en bactéries). Et un sol cultivé, qui par essence n'est pas un écosystème équilibré, a constamment besoin d'apports, pour que ce que l'on y cultive donne son "plein rendement", fleurs, fruits, pousse végétale. Seules les forêts ayant une bonne proportion de feuillus sont un écosystème équilibré dans nos contrées, c'est à dire que la masse végétale cultivée "rend" son quota au sol en matière organique. Dans nos jardins, c'est illusoire d'attendre ça. Il faut donc apporter tous les ans, plus ou moins riche suivant la qualité du sol (faire une analyse parait indispensable en cas de difficulté), et travailler le sol si nécessaire, c'est-à-dire s'il y a asphyxie ou tassement. Ca me parait un bon début, et puis après c'est l'observation qui commande, si telle action est mieux que telle autre. Amitiés Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Rosa, es-tu sûre que les feuilles de hêtre empireraient ta terre argileuse ? car, les feuilles de celui-ci sont, en principe, recommandées quoique longues à se décomposer - un chemin aussi argileux que tu nous indiques doit être vraiment dur à être amendé par la végétation avoisinante : les racines des hêtres sont superficielles et il génére un humus acide et désséchant sous lequel il est difficile d'avoir une certaine végétation - j'en ai un moi-même dans mon jardin, un immense, et me suis depuis longtemps posé des questions - il est vrai, que là où il y a des plantations installées avec soin et amendement, ça pousse mais le morceau de terrain non cultivé est vraiment aride |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Oui, Sophie, tu l'as dit: c'est un lieu de passage, et non seulement pour des promeneurs, mais aussi pour d'énormes tracteurs qui doivent mettre leurs chaines pour pouvoir y monter... En plus, il faut reconnaître, que la couche des feuilles n'est sans doute pas assez importante. Mais l'essentiel reste quand même l'observation qu'on y marche dessus; je n'avais pas assez pensé à cela. Maintenant, concernant le paillage fait avec des feuilles du hêtre, Capucine, je n'ai pas de science réelle là-dessus. J'adore ces feuilles, je continue à en mettre où je peux, seulement j'ai constaté que, poussant dans une terre d'argile ces hêtres produisent des feuilles, qui rendent au terrain les mêmes charactéristiques qu'ils y ont puisé. Je veux dire par là que chaque année il faut apporter les mêmes couches qui, avec le temps se durcissent. Autrement dit, la terre est meuble la première année, ensuite tout redevient "normal". C'est pourquoi j'ai été si enthousiasmée par l'expérience d'Olivier qui nous montrait son chemin transformé en terre quasiment noire après ses multiples opérations d'apport de feuilles sur une terre typique de construction. En tout cas, je trouve cette question de paillage et d'amélioration de la terre passionnante. rosacentifolia |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| non seulement passionnante, Rosa, mais essentielle - de toute façon, les racines de ces arbres puissants absorbent tout ce qu'elles peuvent pour vivre au détriment d'autres plantations et, dans un jardin, ces apports d'humus sont indispensables |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| C'est génial les feuilles de hêtre, même si ce n'est pas ce qui se décompose le plus vite. Maintenant, quand il y a le hêtre qui va, ça change peut-être un peu la donne. En disant ça, je pense à un bosquet de hêtres et de marronniers de belle taille (les arbres ont au moins 50 ans, si pas plus), bosquet jamais nettoyé et quand on gratte, certes, le dessus est magnifique (on en mangerait), mais la terre d'origine n'est pas loin. J'imagine que ce qui tombe chaque automne se décompose en 6 à 8 mois (au final, ça doit à peine faire 1 ou 2 mm d'humus), les racines s'y précipitent et "l'absorbent", puis les feuilles retombent, etc. Mais quand même, quand on marche, c'est moelleux (sans aucun doute plus moelleux que si on ratissait les feuilles) et la terre est belle. Sinon, en général, c'est vrai que l'amélioration ne se fait pas du jour au lendemain et, surtout, il faut vraiment de grosses quantités de feuilles pour voir un changement notable et relativement rapide (3 ans, ce n'est rien) - ou des quantités normales mais régulières et ce sur des dizaines et des dizaines d'années. Ce qui, comme dit Sophie, n'arrive qu'en forêt (et que je tente quand même modestement de reproduire ici - quand je parle de 100 m3 de feuilles récoltées chaque année, ce n'est pas de la blague ;-) Et tout ça fond, fond....) Je prends parfois l'exemple d'une bande de terre plantée de bambous, sur le parking, où j'ai pratiqué le "paillage intensif" pendant 3 bonnes années : en plus des généreux paillages de feuilles annuels, j'y ai jeté tout ce que je n'avais pas le courage de broyer, des tailles d'épineux ou des feuilles de houx avec lesquels je n'aime pas me piquer, des plantes "d'intérieur" entières passées de vie à trépas, etc. Bref, ça y allait (et parfois, ça débordait !) D'une terre à betteraves jaune, bien lourde et bien collante, je suis quasiment passé à une litière forestière. Marcher là-dedans (si on arrive y rentrer, c'est plutôt la jungle), c'est marcher dans un tapis moelleux avec, de temps en temps, du bois mort qui craque sous les pas. Un jour, j'ai gratouillé pour voir : la terre d'origine était... allez, presque 10 cm en-dessous. Le chèvrefeuille s'y marcotte comme pour rire, il n'y a qu'à se baisser pour en prélever et le replanter ailleurs, ça fleure bon l'humus... Bien sûr, "c'est sale". Au début, ça fait plus dépotoir qu'autre chose. On pousse dans le fond pour que ça se voit moins, on remet du plus présentable devant, on oublie, on passe à autre chose. Et un an après, quand on retourne voir... c'est magique. "En tout cas, je trouve cette question de paillage et d'amélioration de la terre passionnante." - comme je dis toujours, je jardine au moins autant pour le plaisir de travailler la terre (et pourtant, je n'ai pas de potager) que pour les plantes et le jardin en général. "Faire" de la terre, avoir les mains dedans, j'adore ça. Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Moi aussi, Olivier! rosacentifolia |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
3/03/06 - 18:13
Olivier et Rosa: moi aussi!!! d'ailleurs, je n'avais pas le choix: ma "terre" est une argile tout ce qu'il y a d'argileuse: j'ai même fait des poteries avec!! impossible de planter sérieusement dedans: elle passait de la colle au béton le temps d'un coup de soleil. et puis, je ne connaissais rien aux plantes: imaginez les déboires... cette année, ça change nettement, c'est devenu presque un plaisir de patouiller dedans allez! c'est même un plaisir; j'avoue! quand au compost, il paraît que j'en suis devenu obsessionnel donc quasi infréquentable ;) Amicalement Sylvain |
RE: B�chage � grosses mottes vs. paillage
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D'abord: une notion bien oubliee et qui n'a pas ete abordee: On ne peut pas travailler le sol n'importe quand. Tous les paysans savent qu'il faut attendre le bon moment pour intervenir que ce soit un labour un hersage ou un simple passage. Trop humide la terre se compacte et sera difficile � decompacter. Trop s�che on ne poura meme pas la penetrer. Il y a un moment optimum. Souvent quelques jours. Ainsi on voit souvent lors d'une periode pluvieuse l'agriculteur decaler un semis de un ou deux mois pour ne pas compacter et avoir une terre qui se travaille bien. Particuli�rement avec les terres argileuses et celles excessivement meubles et colantes quand elles sont mouillees et dures si seches. En un mot: les terres lourdes. Seuls les sols a forte teneur en humus (comme les vieux potagers) ou en sable ont une structure stable et peuvent etre travailles humides ou secs. Le gel penetrant tel qu'on le rencontre rarement dans le midi a un excellent effet sur la structure des terres lourdes labourees ou bechees � a l'automne en grosses mottes. Il transforme en terre fine des mottes compactes. Pour alleger une terre lourde il faut de gros apports d'humus: des kilos au metre carre. Le fumier frais c'est 80% d'eau, sec et compost� 50% encore. Seuls les apports massifs ont un effet sauf a les appliquer en paillage. On a alors un effet en surface avec une importante activation biologique. En maraichage des apports annuels de 10 cm par an etaient courants la ou le fumier ne coute rien. Pierre Rutten PS: je ne mets plus d'accents suite aux perturbations contactees. Test: éèà ù^ |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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"D'abord: une notion bien oubliee et qui n'a pas ete abordee: On ne peut pas travailler le sol n'importe quand. (...)" Si si, voir mon message du 2 février ("Ça se joue à quelques jours ou quelques semaines près, plutôt en sortie d'hiver/tout début de printemps, où quoi que l'on fasse, on ne pouvait que l'abimer, mal faire.") ainsi que celui de Sophie du lendemain ("pour les périodes de l'année, je suis entièrement d'accord. Quand le sol est très humide, la structure du sol devient "battante": c'est un tassement qui destructure les boulette argilo-humiques. Au service, on empêche les jardiniers de travailler le sol...") En passant, quelques nouvelles des travaux sur le parking Carrouf dans le coin : il n'y a même plus à se préoccuper de l'avenir des arbres dont les racines avaient été bien abîmées lorsqu'ils ont creusé les tranchées, ils rasent tout (c'était à prévoir, quel naïf j'ai fait). Espérons, espérons qu'ils replantent (ils sont obligés de le faire, non, Sophie ?) N'empêche que c'est intéressant d'observer les mottes et les systèmes racinaires des arbres arrachés... Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Je découvre ce post avec beaucoup de retard, il est vraiment TRES intéressant! D'autant plus que j'ai une terre qui, bien que noire, durcit rapidement à la sécheresse. Je me suis récemment laissé convaincre par des posts précédents de résister à mes envies de "jardin propre"! Je voudrais demander à Sophie, quid du calcaire pour des plantes qui ne le craignent pas? Quand en ajouter ? Sous quelle forme ? Combien ? (Une anecdote qui remonte à 50 ans : un vieil oncle producteur de chrysanthèmes fait analyser son sol : bon, sauf qu'il y a trop de calcaire. L'oncle demande à l'ingénieur agronome ce qu'il doit faire et s'entend répondre après réflexion " ... ajoute du calcaire!") |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Désolée Micheline, j'ai laissé passer bcp de temps sans venir ici! J'ai du mal à comprendre ta question : quid du calcaire pour des plantes qui ne le craignent pas, c'est pas plutôt pour celles qui le craignent ? De toutes façons je vais avoir du mal à répondre à cette question d'une manière "politiquement correcte" ! Je suis totalement contre les apports calciques. Je vais essayer d'être claire, mais de toutes façons la chimie du sol est trop subtile pour pouvoir vraiment répondre correctement, et il faudrait avoir une analyse très précise du sol pour savoir exactement de quoi l'on parle. Grosso-modo, ça se présente comme ça : De deux choses l'une : -soit le sol est déjà de type argilo-calcaire, et le complexe argilo-humique se fera correctement sur simple apport de matière organique, seul élément qui ne se trouve pas "naturellement" dans un jardin en quantité suffisante. Un tel sol a déjà sa propre source de calcaire, soit sous forme rocheuse, progressivement dissout par l'acidité du sol et de la pluie, soit sous forme ionique car la dissolution est permanente et le complexe déjà formé, mais le plus souvent les deux formes sont présentes. -Soit le sol est de type plus sableux et acide, il n'a pas de source naturelle de calcium, et il ne sert à rien d'en apporter, il vaut mieux adapter ses plantations. Le calcium ainsi apporté n'aura qu'un effet très provisoire, voire sera lessivé très vite. Il vaut mieux apporter de l'argile et de la matière organique, qui ne seront pas lessivées. Mais bien sûr, les choses sont rarement aussi tranchées dans un jardin lambda. Tous les intermédiaires de type de sol sont possibles. Notamment, je nuance sur les terres argileuses mais acides : leur acidité provient de l'asphyxie, mais n'exclut pas la présence de calcaire sous forme rocheuse. C'est là alors que le travail d'aération du sol prend toute son importance. L'apport de calcaire n'aura par contre aucun effet intéressant, si le sol n'est pas aéré. Ce qui est certain, c'est que les apports calciques n'ont qu'un effet des plus provisoires, le temps que l'alchimie du complexe argilo-humique se fasse, et le complexe argilo humique n'est stable que dans une terre qui l'aurait naturellement produit de toutes façons. Il ne s'agit que de donner un coup de pouce en apportant la matière organique, qui elle est toujours "consommée" et rarement produite à parts égales avec ce qui est consommé, sauf dans une forêt. Je ne connais qu'un domaine dans lequel un tel apport de calcaire est "rentable" c'est en agriculture, pour une culture ne durant que quelques mois. C'est-à-dire que tous les paysagistes qui vous refilent du calcaire pour refaire une pelouse par exemple, se font du bénéfice sur votre dos, en vous procurant une belle pelouse quelques mois, et puis après... C'est le même topo entre engrais chimique et engrais organique : le premier est une astreinte permanente, polluante et peu durable, très gaspilleuse aussi, alors que le second est un apport plus stable, qui induit des réactions en chaine qui font que tout ce qu'on apporte est réellement utile et ne se barre pas dans les nappes profondes. Amicalement Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Et la lumière fut! merci, merci, merci! Puis-je me permettre alors de poser une question? Monjardin est sur un terrain morainique,planté de gros arbres, plus remblais et machefer: il faut l'attaquer à la barre à mine et la pioche; alors je -mes hommes- fais des fosses, que je garnis de feutre ou de plastique, puis je remplis de terre, compost et terreau, ou de terre de bruyère, et compost de débris acides; si je continue à mettre du fumier décomposé et du compost tous les ans, est-ce que mes massifs garderont leur spécificité? pour le moment dans mes fosses acides je n'ai mis qu'hydrangeas et pieris, mais en ce moment, ils m'en font une grande, pour essayer de faire prospérer poncirus, hamamelis et osmanthus qui n'ont pas l'air heureux à leur emplacement. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
11/03/06 - 8:59
et si tu essayais, Horta, de pailler avec plein de BRF+compost avant de l'attaquer a la pioche? amicalement Sylvain |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
11/03/06 - 9:00
et si tu essayais, Horta, de pailler avec plein de BRF+compost avant de l'attaquer a la pioche? amicalement Sylvain |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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on ne peut m^m pas faire un trou sans pioche, et ça fait des éticelles, je te jure! on a eu de la pluie cette nuit, le trou est encore plein, car l'eau dévale sans pénétrer dans la couche orange. alors pas d'autre soluton que la fosse: si j'agis comme tu dis, en surface, comme pour le massif précédent, c'est super pour sauges etc, car ça s'égoutte bien, mais pas bien pour les arbustes qui n'arrivent pas à enfoncer leurs racines et crèvent de soif; ils ont tenu le coup jusque maintenant, mais on voit bien qu'ils souffrent; par contre, là où j'ai planté des arbustes à la place de troenes, brf et compost, c'est impec, sans arrosage, m^m à la canicule! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Merci de toutes tes précisions, Sophie, voila du compost pour neurones que j'espère faire mûrir au mieux pour le plus grand bien de mon lopin de terre ! Amitiés. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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C'est le même topo entre engrais chimique et engrais organique Cela ne ferait pas partie des mythes de l’horticulture, dénoncés par Linda Chalker-Scott, ça ? J’ai fini par retrouver la trace de ce post et je me souviens qu’il m’avait fait beaucoup m’interroger sur cet intéressant sujet des engrais. La plupart de ses arguments sont irréfutables : Par exemple, quand elle rappelle qu’une substance organique, ce n’est qu’une molécule chimique qui contient du carbone, et qu’opposer ces 2 termes n’a pas de sens, pas plus que d’opposer le chimique au naturel car tout le vivant est composé d’atomes donc de chimie. Pour être exact, il faut donc plutôt dire engrais naturels et engrais synthétiques. Mais les plantes se fichent pas mal de l’origine naturelle ou synthétique des molécules qu’elles utilisent, puisqu’il n’y strictement aucune différence entre elles. Elles ne distinguent pas, par exemple, le nitrate issu du compost ou du sac d’engrais. De plus, contrairement aux engrais naturels, la composition de l’engrais synthétique est stable, connue et indiquée sur la boite. Ce qui fait la dangerosité des engrais, ce n’est pas leur origine (naturelle ou synthétique) mais leur composition et la quantité épandue. Toute substance naturelle ou synthétique peut donc poser des problèmes environnementaux si elle est donnée en excès par rapport à ce que le système peut absorber. On connaît la pollution créée par l’épandage inconsidéré du lisier, pourtant bien naturel ! Certes, et c’est important, les engrais d’origine naturelle ont une faible rémanence dans l’environnement, mais il ne faut pas prendre comme axiome que, tout produit d’origine naturelle est bénéfique pour l’Homme et son environnement : Il s’agit avant tout de savoir ce que l’on fait et de n’utiliser les produits (qu’ils soient d’origine naturelle ou non) que lorsque c’est absolument nécessaire et quand on connaît absolument leurs propriétés et leur persistance dans l’environnement. Amitiés |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Certes, Jane, certes, mais je vois quand même une différence de taille : l'humus. Beaucoup de forêts sont parties de rien, sur des sols on ne peut plus ingrats que des décennies - quand ce ne sont pas des siècles - de feuilles et de bois morts ont transformé en une terre de rêve. J'avoue humblement n'y rien connaître en chimie, mais quand je vois ce dont est capable l'humus, ça me suffit ;-) Les engrais synthétiques n'enrichissent ni n'améliorent la structure d'un sol, c'est juste du prémaché pour les plantes (et le chômage technique pour les vers de terre). Alors que l'humus... Olivier. |
RE: humus
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| j'ai entendu dernièrement alain rey expliquer que "humain " venait de "humus", olivier, nous aimons humer l'humus, car nous sommes humus et retournerons à l'humus. Sylv1, pour finir, avec les garçons et la motobineuse, on a réussi à atteindre une couche qui a l'air d'être de "la bonne terre de jardin"; elle était sous les couches de remblai, scories et gore! ce w e, je vais donc enlever les gros galets, mettre du fumier, du compost acide, remotobiner pour mélanger tout ça et planter là dedans, sans faire d'isolation avec un feutre, et je paillerai ou mulcherai avec mes résidus de cèdre tous les ans pour entretenir l'acidité, mais pas de cendres; on verra bien! j'ai lu que pour rendre un terrain acide il fallait mettre de l'alun; ça dit qqchose à qqn? quelle cuisine |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| "j'ai entendu dernièrement alain rey expliquer que "humain " venait de "humus"" Ça rejoint tout à fait ce que dit Claude Bourguignon dans ce long article à propos de l'état des sols sur la planète : "L'humus, c’est le mot humanité. Nous avons surtout notre malheur en nous-mêmes. C'est notre civilisation qui est dangereuse car elle porte sa mort en elle (...)" L'article en lui-même n'est pas gai gai, il faut bien le dire, et certains points techniques sont sans doute discutables (ça vole beaucoup trop haut pour moi). Reste que le fond est passionnant et... assez terrifiant. Pour être plus gai, ça me rappelle une histoire amusante : dans mes premières tournées de feuilles, j'avais un bon "client" (un qui non seulement en avait beaucoup mais m'aidait à les ratisser et à les mettre en sac - tous ne le faisaient pas, loin de là). Il était marrant parce qu'il prononçait le mot "humus" sans le "s" à la fin, ce qui donnait "humu" (comme "Ubu", il ne disait quand même pas "oumou"). Un jour qu'il n'était pas là, je sonne et tombe sur sa femme qui ne me connaissait pas, me prend pour un démarcheur et refuse de m'ouvrir. J'y retourne deux jours après, tombe sur lui, lui raconte, et fou de rage, il lance à sa femme : "mais chérie, je t'avais dit que c'était c'monsieur qui vient chercher de l'humu, il fallait lui ouvrir !" ;-)) Olivier. |
humus, définitivement!
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| dans les années 80, vers grenoble, c'était le début du traitement des déchets verts, il y avait une usine qui fabriquait du compost, à forte teneur de fragments de sacs plastiques, le voisin paysan disait: "il a quand m^m une drôle d'allure ce compote,je sais pas si je vais le donner à manger à mon jardin" merci olivier pour l'article, je l'ai commencé, mais dois aller bosser un peu avant de le finir. moi aussi, j'ai été attirée par la terre bien avant que par les plantes: qd j'étais petite, on jouait dans des carrières à glisser dans les feuilles mortes, et on s'enduisait de glaise: terre et humus; encore maintenant, j'ai du mal à partager mon compost avec les plantes, et je me disais justement hier, en mettant des sauges en godets pour St Priest, qu'entre jardinières, nous sommes toujours tres généreuses pour donner des plantes, mais parcimonieuses pour la terre autour. et m^m celle qui reçoit, accepte les plantes, mais dit pour la terre:"non, non, ça va, assez, merci, ça suffit", comme si inconsciemment, nous étions conscientes de la rareté de l'humus, ou que nous y soyons attachées plus que nous ne pensons. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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"L'article en lui-même n'est pas gai gai, il faut bien le dire, et certains points techniques sont sans doute discutables (ça vole beaucoup trop haut pour moi). Reste que le fond est passionnant et... assez terrifiant. " C'est sûr que cet homme a très bien su cultiver le terreau fertile de la peur pour développer son activité journalistique rémunérée en exploitant ses connaissances face à l'ignorance de masses qui en redemandent. N'y a t'il vraiment aucun autre moyen de promouvoir des pratiques agricoles ou horticoles respectueuses que d'agiter le spectre du croque-mitaine. C'est sans doute que la désertification du Sahel est due à une agriculture intensive moderne ? Quelles sont les solutions ? On a l'impression à écouter tous ces cavaliers de l'apocalypse que rien n'est fait aux plus hauts échelons pour lutter contre ces problèmes. Quand les véhicules automobiles rapides ont été inventés, il s'est trouvé des gens pour prédire que le corps humain allait se disloquer au dessus de 70 Km /heure !!! -- Denis |
Voici un lien qui appartient à ce message: Burkina faso
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Je ne connais pas Linda Chalker-Scott, mais je serais bien curieuse de savoir ce qu'elle entend par mythes de l'horticulture! Un certain Dominique Soltner, lui, dénonce les mythes des agronomes tout-puissants qui ont détruits les terres agricoles dans les années 50 à 70 par leurs méthodes radicales du tout chimique et du terrain-raz! L'agronomie a plusieurs fois changé sa casquette de sens ces 50 dernières années pour nous abreuver de son savoir technique sans faille: il y a eu l'aire du tout chimique, l'ère du synthétique (le mythe de l'homme-dieu qui sait tout faire lui-même), et le mythe du tout bio intégriste, très à la mode, qui ne tolère pas quelque chose de pas naturel, mais n'a pas toujours compris que le naturel contenait du chimique : c'est ça la chimie, ce sont des éléments naturels, quoiqu'on en dise, c'est bien vrai. Et d'ailleurs, la confusion est facile, car les termes employés l'entretiennent : ce que l'on appelle les engrais chimiques en opposition aux engrais organiques, contiennent effectivement les mêmes éléments. On devrait dire autrement, mais le terme adéquat n'existe pas. La différence essentielle, et celle qui fait que l'un est indéniablement meilleur que l'autre, c'est le support. Sans brouiller les pistes avec des explications fastidieuses, c'est la même chose que de se nourrir, pour nous humains, à l'aide de perfusions d'éléments essentiels directement dans le sang, au lieu de manger des aliments solides. En perfusion, l'estomac ne fonctionne plus, une partie des intestins non plus, la vésicule, le foie...tout se met au repos, et en réalité meurt, car désapprend à fonctionner, les bactéries qui font notre équilibre disparaissent... Avec les engrais "dits" chimiques, c'est la même chose, on apporte des éléments vitaux, certes assimilables dans l'instant, mais sans les "périphériques" nécessaires à la vie : la micro-biologie du sol s'appauvrit, comme l'écrit Claude Bourguignon, car elle n'a plus de raison d'être. Or cette micro-biologie sert de régulateur des apports, et de source de vie dans le processus de la chaine alimentaire. En plus le risque est d'en mettre trop, et que les pluies ou les arrosages entrainent les éléments vers le sous-sol, voir l'état des nappes phréatiques en Bretagne, ce qui ne peut pas se produire avec de l'engrais "organique" (le lisier n'en est pas) qui est en lui-même un réservoir pour les éléments, de par sa structure... et beaucoup plus efficace que les boulettes d'osmocote, qui n'en sont qu'une pâle immitation, dans le processus de libération des éléments. elle rappelle qu’une substance organique, ce n’est qu’une molécule chimique qui contient du carbone, et qu’opposer ces 2 termes n’a pas de sens, pas plus que d’opposer le chimique au naturel car tout le vivant est composé d’atomes donc de chimie c'est aussi stupide que de dire que le diamant n'est que du carbone! ou que nous sommes tous composés des mêmes éléments fondamentaux : c'est la combinaison de ces éléments chimiques simples qui font la vie, et on sait en biologie que les combinaisons ne se font pas en mettant juste les éléments en présence : il y a les catalyseurs, la température, la présence d'autres éléments... c'est tout ça que la chimie organique apprend, justement! Beaucoup de forêts sont parties de rien, sur des sols on ne peut plus ingrats que des décennies - quand ce ne sont pas des siècles - de feuilles et de bois morts ont transformé en une terre de rêve et y a un truc essentiel aussi : sans humus, la terre "meurt", s'érode, et devient un désert... mais le Sahara est encore trop loin pour nous, pays riches, pour qu'on veuille bien prendre conscience de ça. Amitiés Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Ah, Sophie, je t'embrasserais.... Olivier (oups ! pardon ;-)) |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Pourtant la biodiversité, c'est aussi les xérophytes. Elle ne s'exprime pas que dans la luxuriance des forêts Amazoniennes. -- Denis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Oui, Denis aussi est le mot juste : il ne faut pas qu'il n'y ait plus que ça, car alors c'est la mort, et si un peu de désert sur la Terre est "bio-divers" et nécessaire, on n'a pas le droit de condamner toute la surface du globe à ça. Et certaines pratiques pourraient nous y conduire : les Alpes en prennent le chemin parait-il, l'épaisseur de terre vivante s'amenuise trop par rapport à la surface, et l'érosion de terre arable prend une courbe exponentielle...ça va faire quoi un désert en montagne ? Olivier, j'ai oublié de te dire merci pour le lien vers Claude Bourguignon, très intéressant. Je ne comprends pas le "Oups!" mais très bien les bisoux! ;o))) Amicalement Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Sophie, plus je te lis, plus je t'apprécie! maintenant, te lire ne m'a pas aidée -au contraire- à comprendre pourquoi dans mon encyclopedie, on specifie que pour les tulipes, il ne faut pas d'engrais organique, mais minéral; si j'ai bien compris, le contenu est le m^m, seul l'humus fait la différence; je sais que mes bulbes se nourrissent de leur feuillage, et ne veulent pas d'humidité l'été; où est le chaînon manquant? ou, ne dois-je pas croire tout ce qu'on dit dans les encyclopedies? |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Bon. J'ai bien du mal a m'y reconnaitre. Alors tous les cultivateurs qui chaulent ou apportent de la Dolomie le font pour rien? Et les Bios qui le font aussi?? ...l'engrais "organique" (le lisier n'en est pas)... Mais si! Le lisier est un engrais organique ni plus ni moins que le fumier dont il est la fraction liquide. Enfin c'est la perte de l'humus qui sterilise les sols pas les engrais. Au contraire avec une bonne gestion de l'humus: enfouissement des pailles et engrais verts, l'utilisation raisonnable d'engrais stimule la flore microbienne. Un exemple? Si vous avez un compost bien humide qui ne veut pas se decomposer, pour "booster" les microbes mettez une poignée d'ammonitrate. Ca marche bien mieux que le purin d'ortie! Amicalement Pierre Rutten |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Le désert "on n'a pas le droit de condamner toute la surface du globe à ça. Et certaines pratiques pourraient nous y conduire : les Alpes en prennent le chemin parait-il," C'est exactement ce que je dénonce, la désinformation qui effarouche les pigeons relayée par les chantres de la fin du monde. Le "parait-il" est sans équivoque Denis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Je ne connaissais pas, non plus, Dr Linda Chalker-Scott, jusqu’à ce qu’Olivier nous la présente grâce à son post « mythes en horticultures » , probablement tombé aux oubliettes ?. Son CV est impressionnant, mais il ne s’agit pas ici de s’étendre sur ses titres et ses recherches mais sur ce qu’elle a appelé Le mythe de la supériorité organique : les produits d’origine organique sont moins nocifs que ceux d’origine chimique , Il me semble pourtant clair que l’article ne discute que des éléments fertilisants (pour la plante) et absolument pas les amendements (sol). Parler du sol (dont l’humus, mais pas seulement) est un autre sujet bien plus complexe qui n’est franchement pas de mon ressort et je me garderais donc bien d’en discuter ici. Par ailleurs, elle a dénoncé bien d’autres mythes horticulturaux. Ceux qui lisent l’anglais pourront se faire une opinion de la « stupidité » de ses réflexions. Amitiés |
Voici un lien qui appartient à ce message: Horticultural Myths
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
18/03/06 - 19:53
Horta, l'alun est un sulfate double d'aluminium et de potassium, très hydraté, KAl(SO4)2, n H2O (je ne sais plus combien, mais beaucoup) normalement neutre... Si tu veux acidifier, il serait plus simple d'ajouter EN SURFACE du soufre, qu'il s'oxyde lentement. d'autant plus, que les ions Al+++ ont mauvaise réputation, il me semble me souvenir d'une question de toxicité en particulier en milieu acide... donc, ne pas faire de vinaigrette dans une casserole en alu (principe de précaution???) Denis, ce n'est pas le journaleu qui a un discours affolant, mais Claude Bourguignon, et je n'ai pas l'impression qu'il exagère du tout... hélas (source INRA+ expérience perso) Pour ce qui est de faire évoluer les choses, c'est comme la terre de Horta: faut défoncer avant de cultiver aussi les crânes épais. La peur du gendarme... Mais, pour certains, "après nous, le déluge": Les intérets financiers de la chimie sont trop importants, de plus, pour que l'information ne soit pas biaisée, et nous baisés (aïe, je me laisse aller...) Sainte Linda est passionnante, il faut la lire avec beaucoup d'attention, même si ce n'est pas agréable, en Anglais. UN jour, faudra que j'aie le courage de traduire. Et puis, il n'y a pas que la chimie du sol, il y a aussi la bio-chimie et, par exemple, le fait que certains micro-organismes exploitent pour les plantes des produits insolubles, (Voir le post mycorhise) et puis, il y a aussi les propriétés Physiques du sol que l'épandage de produits chimiques n'améliore pas (porosité, absorption, etc...) alors que l'humus apporte une nette amélioration physique et biologique des sols. En bref, "Améliorez la terre, et les plantes se débrouilleront" Cordialement Sylvain |
RE: tulipes en pot et fumure organique
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j'ai réfléchi pendant mon sommeil, et je pense avoir compris, pour les tulipes: comme elles ont un cycle assez court, il faut qu'elles pompent leurs éléments nutritifs entre maintenant et avril, pour développer un abondant feuillage, qui , lui, nourrira le bulbe apres floraison. donc, inutile de leur mettre du fumier qu'elles n'auront pas le temps d'apprécier, mais du chimique prêt à digérer; en quantité raisonnable, bien sûr, mais comme elles sont en pot, je crois qu'elles en ont besoin; en plus elles aiment une terre bien draînée et le sec l'été, donc, pas trop de matière organique qui pourrait induire de la moisissure qu'en pensez-vous?. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Horta, la terre idéale pour les bulbes de tulipe est une terre sableuse contenant peu de matière organique. La MO favorise l'apparition de champignons nuisibles sur ces bulbes. Mais chaque plante a des besoins spécifiques, et il faut s'entendre: de quoi parle-t-on? Des besoins des plantes ou des besoins de la terre? La réponse en terme de matière organique n'est pas la même. Et les réactions des derniers intervenants me fait dire que chacun parle de ce qu'il veut, et non pas du sujet d'origine qui était l'équilibre du sol. Dans l'ordre: -Horta, ton encyclo a raison, les tulipes préfèrent l'engrais chimique, car on demande à une tulipe de re-fleurir, donc le bulbe a besoin de se reconstituer dans la saison propice, c'est-à-dire entre la fin de la floraison et le jaunissement du feuillage : quelques mois à peine. En plus du problème des champignons, valable sur tous les légumes racines, les bulbes. -Rutten : les cultivateurs demandent une seule chose : du rendement à l'hectare. Donc ils font des améliorations chimiques chaque année pour obtenir la terre idéale pour leur culture du moment, qu'ils soient bios ou pas ça ne change rien. C'est une autre logique. Et l'amélioration ne dure que le temps de la culture, le sol ensuite en friche se dégrade très vite. Et certains abusent, donc l'engrais minéral mal utilisé s'écoule dans les nappes. Dans un jardin, on peut s'amuser à ça, c'est vrai : apporter des tonnes de terre de bruyère dans une terre calcaire pour avoir de beaux hortensias et rhododendrons, apporter du calcaire sans fin dans une terre acide pour des plantes calcicoles...soit, mais c'est un esclavage, et les plantes ne seront jamais aussi belles que dans un milieu plus adapté, car il y a toujours des ratés. Et sur la durée ... faut prévoir une carte de fidélité, le jardinier devient le dindon de la farce du commerce. Ca va en arranger, remarque! De plus, utiliser des engrais minéraux ou chimiques, c'est quand même nouveau par rapport à l'histoire de l'agriculture. Avant guerre, c'était au fumier qu'ils amendaient les terres, et ce n'était pas forcément le plus rentable pour eux, car ils n'en avaient pas forcément la maîtrise, et chaque culture a des besoins minéraux spécifiques, alors qu'ils n'avaient qu'une source d'amendement. Quand je parle d'engrais organique, c'est un engrais spécifique dont le nom est déposé comme engrais organique: il s'agit de "crottes de gnous", petites boulettes de fumier décomposé et déshydraté, le plus souvent enrichi, mais pas forcément. C'est ce qui est le plus proche du vrai fumier, en packaging commercial standard. Le lisier n'est pas déposé comme engrais organique, d'ailleurs ça ne s'achète pas dans le commerce, c'est une matière brute non décomposée, puisque c'est du "jus" frais d'étable ou de porcherie, saturé en azote. Et ce n'est pas que la fraction liquide du fumier frais, puisque c'est aussi et surtout très chargé en urée (c'est de la pisse avec un peu de jus de merde ni plus ni moins, désolée pour les web-oreilles sensibles ;o)) et l'azote est sous forme ammoniacal, donc très agressif, et très migrant dans l'eau du sol. C'est d'ailleurs l'origine principale de la pollution des nappes phréatiques bretonnes, car l'élevage du cochon en porcherie fournissait énormément de lisier, que les cultivateurs ont eu la bonne idée de "recycler"! Le fumier décomposé est lui "neutralisé" de cette agressivité. Je n'ai jamais dit non plus que c'étaient les engrais qui stérilisaient les sols, mais bien la pratique exclusive de l'apport de cet ammendement en lieu et place de l'apport d'humus, puisque l'humus finit lui aussi par disparaître si on n'en apporte pas. Et si l'apport d'engrais stimule une flore microbienne déjà bien présente et active, dans du compost par exemple, cet apport ne sert à rien dans une terre dépourvue de matière organique, et n'apportera rien qui fera survivre la micro-flore, ni la micro-faune, car l'essentiel leur manquera : l'humus. -Denis, le terme "développement durable" te dit-il quelque chose ? Ca revient à raisonner au-delà de sa propre vie, à une échelle qui dépasse 1 ou 2 générations d'êtres humains, c'est-à-dire soi et ses enfants. C'est sûr qu'aucun pigeon n'a à s'effaroucher de ce qui adviendra après sa propre vie, sa cervelle de pigeon fait qu'il ne sait même pas que son voisin de branche est son fils ou sa fille...sérieusement, les détracteurs totaux de ces problématiques sont pour moi aussi nuls que ceux qui s'éffarouchent d'un rien : l'ouverture d'esprit appelle à se renseigner quand on reçoit une info, et croire en la fin du monde comme croire que tout ira bien, pour moi, c'est pareil. -Jane, en effet un tel cv est impressionnant, tellement même que je me demande si elle a eu le temps de mettre en pratique quoi que ce soit dans un jardin. Mais c'est justement bien du sol dont on parlait dans ce post. D'ailleurs, la culture hors sol, justement, nous prouve tous les jours dans notre assiette que l'on peut se passer du sol pour cultiver une plante : est-ce vraiment ce que le jardinier veut ? (Et que dire des "déchets" d'une telle culture ? Quelqu'un s'est-il posé la question de ce que deviennent les liquides d'irrigations, chargés d'éléments minéraux après ces cultures? Et les "pains" de cultures (laine de roche le plus souvent)?) Il ne faut pas tout mélanger. On parle ici d'amélioration du sol d'un jardin. L'article, je n'avais pas l'honneur de l'avoir lu, et la seule phrase que tu as citée, sortie de son contexte, n'apporte rien. Je le redis, cette phrase: elle rappelle qu’une substance organique, ce n’est qu’une molécule chimique qui contient du carbone, et qu’opposer ces 2 termes n’a pas de sens, pas plus que d’opposer le chimique au naturel car tout le vivant est composé d’atomes donc de chimie est vide de sens pour un jardinier, car celui-ci ne fait pas de la culture rentable de plantes, mais cultive un jardin, une terre, quoi. Les raisonnements simplistes d'un chimiste qui ne parle que de chimie n'apportent rien, strictement rien, lorsque le sujet est la vie d'un sol, son équilibre structurel et biologique. Et si j'ai employé le terme de stupidité, c'est bien dans le rapport qu'il y a entre cette phrase et la biologie du sol : je le redis, c'est comme dire à un joaillier que son beau diamant c'est comme du charbon, ni plus ni moins. C'est nier tous les autres paramètres qui ont contribué à fabriquer le diams! Et bien dire que l'engrais chimique c'est comme de l'engrais organique, si chimiquement c'est vrai, structurellement et biologiquement parlant c'est faux. Et je ne peux pas croire que "sainte" Linda n'ait dit que ça (Sylvain, pitié, traduis donc cette double page!), il doit manquer quelque chose! En tout état de cause, des mythes horticulturaux, il en a des tonnes, mais les dénoncer par des phrases simplistes ne fera pas avancer le schmilblic. La "science" a besoin d'être à la portée des gens pour être comprise, et je préfère 100 fois un jardinier qui expérimente les méthodes, à un général médaillé qui ne se réfère qu'à des théories livresques. Je suis très bien placée pour savoir ce qui, dans les écoles d'horticulture, contribue à une information trop partielle pour être comprise, et est donc mal interprétée par des professionnels qui croient tout savoir. Depuis 10 ans (BTS horticulture spécialité Pépinière et Aménagement Paysager) je n'ais cessé de remettre en question certaines théories, particulièrement horticoles : pour chaque plante, on nous apprends comment la cultiver de manière productive, et jamais on ne nous dit dans quel sol elle se plait réellement au départ : y a pas comme un blème, là? Il faut savoir distinguer les besoins purement chimiques d'une plante pour être esthétiquement belle, calibrée, que le lot soit homogène (même taille, même nombre de fleurs/tiges), et les conditions de sa prospérité dans un jardin, avec un sol lambda dans lequel une plante qui y aurait été semée aurait eu une croissance différente. C'est un peu comme les standards de beauté qui nous font baver sur un top model anorexique dont n'importe quel médecins dira qu'elle est maladive! La première condition de prospérité, dans un jardin, c'est un sol équilibré, aux qualités dans la moyenne, c'est-à-dire une terre franche. Pour atteindre cette moyenne, l'humus est essentiel. Qu'après on rajoute des engrais chimiques pour booster les floraisons, chacun est libre, mais ce n'est pas une aberration en soi de toutes façons. Par contre, et tous les professionnels le savent, et certains particuliers aussi, les plantes boostées aux engrais depuis leur germination on très peu de chance de survivre pendant la durée normale de vie de cette plante, sensibles à toutes les maladies et aux parasites, droguées à leurs engrais, aux structures fragiles et poussant mal dans la nature. Y a pas comme un indice, là? Il faut donc être précis sur le sujet dont on parle, et je préfère être franche : moi aussi, sur les espaces verts de ma ville de travail, je fais apporter des engrais-gazon sur les pelouses, et des engrais-fleurs dans les massifs floraux. C'est du chimique pur, estampillé par les plus grands groupes chimiques mondiaux. Une ville a une exigence forte d'effet décoratif, ça doit péter, clinquer : la pelouse doit être bien verte et les fleurs bien fleuries. Sinon, c'est des plaintes à tire l'arigot! De toutes façons, c'est du provisoire : les massifs floraux sont changés tous les 6 mois, et les pelouses sont massacrées par les usagers et refaites régulièrement. C'est bien de rendement provisoire dont il s'agit. Ca nous empêche pas d'apporter du compost et du mulch de bois partout où l'on peut, et les plantes "pérennes" nous le rendent bien...les jardiniers aussi qui desherbent moins et moins difficilement parceque la terre a changé. La preuve que ça marche? Je l'ai sous les yeux tous les jours, par la santé florissante de tous les espaces, qui étaient absolument minables il y a 5 ans à mon arrivée. Et mon but personnel, à moi, dans ma pratique professionnele, est d'apporter plus au sol que je ne l'exploite pour la beauté de la ville : je pense aussi à la Garonne, dans laquelle nos eaux de ruissellement vont, je pense aussi à cette bonne terre de coteau qui s'érode chaque hiver parcequ'on préfère le "propre" à l'équilibre, alors je fais planter ces talus de plantes endémiques, prélevées ici ou là, je pense aussi à nos arbres, massacrés pendant 50 ans en trognons, mourants de toutes les maladies, alors je fais planter des arbres à faible développement, bien écartés, avec des fosses de plantation les plus grandes possibles, amendées de compost et mulchés au BRF, car je sais que tout cela durera bien au-delà de ma retraite de petite fonctionnaire, et que mes successeurs et les habitants dans 100 ans pourront voir une cité "vivante" dans laquelle l'urbain ne sera pas anti-nomique avec la nature - du moins pas trop. Bien heureusement, c'est la tendance générale actuelle, et comme ça a le bonheur d'être "rentable" en terme de satisfaction de la population, allons-y gaiment, le message passe! Désolée d'être si excessivement longue, mais les petites phrases à l'emporte pièce de certains me forcent à toujours plus de précisions en la matière, et je ne peux pas laisser d'autres jardiniers plus ouverts n'entendre qu'un son de cloche, ou des contre-vérités. je suis intarissable dans ce qui me passionne! Amicalement Sophie |
amen
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et c'est pour notre plaisir à tous! j'adore venir sur ce site et apprendre quelque chose d'intéressant et utile; merci de te donner cette peine! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
20/03/06 - 17:27
| Merci, Sophie, Merci Tu me donnes du travail et du courage... Très très Amicalement Je t'embrasse, si tu permets Sylvain |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
21/03/06 - 5:09
| Comme promis, Sophie... Je n'ai pas traduit les 2 pages intégrales, des passages sont de peu d'intérêt, mais l'essentiel est là: Linda C-S Wrote " De peur de faire une bêtise en encourageant un usage aveugle de produits chimiques conventionnels au jardin, laissez-moi préciser (affirmer) que j'évite d'utiliser quelque produit chimique que ce soit dans mon jardin (landscape) a moins que ce ne soit absolument nécessaire. je fertilise les plantes de mon jardin quand elles montrent un signe évident de manque d'azote (le manque le plus fréquent) et j'utilise du Round-up (avec parcimonie) pour réduire un problème massif de mauvaises herbes à un degré plus gérable (manageable)." "Affirmer que des produits de source biologique ne peuvent jamais faire courir de risques a l'Homme ou aux éco-systèmes est dangereux et malencontreux." "The bottom line ( En conclusion) - Soyez prudents dans l'ajout de produits chimiques au jardin quelle que soit leur origine (industrielle ou naturelle) - Toute substance, naturelle ou synthétique, peut poser des problèmes d'environnement quand ajoutée en excès par rapport à ce que le système du jardin peut absorber et utiliser - Il n'est pas important qu'un produit soit d'origine naturelle ou synthétique, ce qui est important, c'est de connaître ses propriétés (comme toxicité et persistance dans l'environnement) des produits chimiques que vous appliquez à votre jardin" Effectivement, dans ce contexte, la phrase "tout est chimie" prend une toute autre résonnance. Le lisier en Bretagne rappelle que les nitrates ne sont pas que d'origine industrielle! Est-il naturel de faire pisser et chier 200 cochons sur 300 m2, ceci est une autre histoire... je rappelais dans un autre post, que les cendres de bois (certes d'origine naturelle!!) sont un engrais très agressif (manipulez les à main nue, vous m'en direz des nouvelles Help! neutrogéna) et que les vers de terre n'en supportent pas le contact direct. Pour ce qui est de "Sainte Linda" (hi hi) elle est, outre Atlantique, l'un des chantres de l'usage des BRF (bois broyés) donc d'une culture naturelle, et d'une MODERATION DES INTERVENTIONS au jardin. Je crois qu'il faut absolument lire ses mythes! Pour celui-ci, le mythe de départ était: "c'est naturel, donc c'est bon" (traduction libre) Elle ne traite pas de la vie du sol dans celui-ci. Pour ma part, je crois qu'on risque moins de faire de conneries en ajoutant des feuilles mortes et du compost, qu'en mettant la main dans un sac de produits chimiques: c'est moins facile. De plus la vie du sol ne se met au boulot que quand les plantes en ont besoin: quand il fait trop froid, tout dort. La minéralisation du compost, est lente, et le produit, lui même, absorbe ses excès. Amicalement a tous, et toutes Sylvain |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Bien sur que le post a dévié, Sophie, comme cela arrive souvent sur le forum, est-ce important ? Par ailleurs, qui a dit « C'est le même topo entre engrais chimique et engrais organique « ? Je suis d’accord avec toi, il ne faut pas tout mélanger, parler des éléments fertilisants et/ou du sol sont des sujets différents même s’ils sont bien sûr complémentaires. Nulle part il est dit (j’ai dit) que l’engrais chimique et l’engrais organique c’est la même chose. Simplement ces termes, même s’ils sont passés dans le langage commun sont impropres. Les opposer est un oxymore (dixit Linda C.). Un rappel des connaissances scientifiques du moment n’est pas un raisonnement. Relis mon intervention, et ce que j’ai surligné en gras, c’est cela qui me paraît le plus important. La conclusion de Linda C. est aussi primordiale. Je la rappelle : "Il s’agit avant tout de savoir ce que l’on fait et de n’utiliser les produits (qu’ils soient d’origine naturelle ou non) que lorsque c’est absolument nécessaire et quand on connaît absolument leurs propriétés et leur persistance dans l’environnement ". Ce qui sous-entend qu’un peu de connaissance ne fait pas de mal, elle permet d’être critique à propos de toutes les bêtises qui sont assénées selon les modes, comme tu dis. Cela n’exclue pas, loin sans faut, l’expérience qui est primordiale, j’en suis totalement convaincue, mais qui ne suffit pas toujours, sauf si elle est établie à partir d’un grand nombre d’observations objectives (en double aveugle, Poliphile !) Merci pour la traduction Sylvain! Amitiés PS : Je ne suis pas chimiste, mais peut-être simpliste… |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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qu'est-ce que ça peut faire si un post dévie du moment qu'il permet à tous de s'enrichir? souvent les malentendus s'installent pour des raisons purement linguistiques, et si qqun se trompe, son erreur rectifiée avec bonne volonté profite à tous; ce qui serait bête, ce serait de ne pas oser poser de question de peur d'avoir l'air ignorant: je suis très contente d'avoir permis aux autres aussi d'apprendre que les cendres de bois sont très agressives; on me l'avait dit à gamvert, mais j'avais cru que le vendeur croyait que je mettais des cendres chaudes, pour "brûler les racines superficielles"; je m'étais dit qu'il me prenait pour une imbécile...il n'avait pas tort, et moi j'avais encore mal interprété son avertissement! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Je tenais quand même à remercier Sophie pour son (ses) longs messages et le temps qu'elle a dû passer à les rédiger (je sais ce que c'est ;-)) "Depuis 10 ans (BTS horticulture spécialité Pépinière et Aménagement Paysager) je n'ais cessé de remettre en question certaines théories, particulièrement horticoles : pour chaque plante, on nous apprends comment la cultiver de manière productive, et jamais on ne nous dit dans quel sol elle se plait réellement au départ : y a pas comme un blème, là?" Témoin, cette bonne vieille "terre" (sic) de bruyère qu'on met à toutes les sauces et pour un oui ou pour un non. Et s'il n'y avait que ça. Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Merci infiniment, Sylvain, de cette traduction! Je t'embrasse aussi, tu le mérites! Ca me conforte dans l'idée qu'il vaut mieux tout lire et dans son contexte que d'en extraire des phrases qui ne rendent pas forcément justice à leurs auteurs...Linda C gagne donc à être lue en entier. Pour celui-ci, le mythe de départ était: "c'est naturel, donc c'est bon" (traduction libre) ça me rappelle un autre mythe : c'est moderne donc c'est bien! Et le monde du jardinage en ce moment oscille entre ces deux, à charge pour tous les jardiniers de se faire une idée plus ou moins réaliste. D'ailleurs, si je pratique le doute, c'est bien parce qu'on ne peut pas se fier à nos sources "professionnelles" aveuglément. Y a qu'à voir ce que certains pros disent encore sur la taille des arbres...mais beaucoup d'entre vous connaissent ce débat, on l'a déjà eu maintes fois. Ce qui est sympa, dans la presse professionnelle que nous avons à la Mairie, c'est qu'on lit de plus en plus de reportages sur l'expérience "vraie" de certains, qui n'hésitent pas à bousculer les mythes, justement. Ca fait progresser la profession, et c'est pas un mal! Dans 20 ans, on aura tout bon! (hélas, je n'y crois pas encore!) Ainsi, Jane, au fond nous sommes d'accord, et il ne s'agit que d'une incompréhension entre nous...pas méchante bien sûr! Comme quoi là aussi, il vaut mieux s'exprimer un peu longuement (chacun est libre de zapper si c'est trop long) mais clairement sur un sujet, car les raccourcis sont souvent trompeurs! Et au fait, je ne suis pas contre les "déviages" de post, c'est effectivement enrichissant. Mais l'amalgamme est rapide si on parle d'un truc pour un autre, sans autres précisions, c'est ce que je voulais signifier en demandant de quoi l'on parle exactement, et en expliquant qu'on peut totalement se passer de la terre pour cultiver quelque chose, ce n'est pas forcément l'aspect extérieur de la plante qui renseigne sur ses qualités vitales intrinsèques. Si on ne parle que plante, on n'a pas forcément une indication fiable sur la qualité du sol, même si sur la durée on finit par le savoir tout de même. Pour ce que tu disais sur les excès en tous genre, je suis parfaitement d'accord bien sûr, il est toujours nocif de faire dans l'excès, de produits naturels ou pas, à ce niveau c'est pareil. Même un excès de matière organique peut être nuisible. Olivier, c'est pour ça que je ne viens pas tous les jours ici... Amitiés Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Bonsoir J'ai bien du mal avec gardenweb: impossible de s'identifier avec Explorer et impossible d'afficher une page sans crasher FireFox! Quelques remarques de la part d'un praticien curieux et non conformiste qui pourait être ton père Sophie. D'abord: le lisier est bien un engrais organique et la fraction liquide du fumier frais produit naturel et polluant en excès. Le fumier non plus n'est pas une marque déposée. Pour revenir au sujet de départ; les apports massifs et quasi exclusifs de matière végétale ou d'humus sont un luxe dont seuls quelques jardins peuvent bénéficier. Ce n'est ni généralisable à tous les jardins ni envisageable en agriculture. Et c'est insufisant: la teneur en éléments nutritifs du bois, des feuilles, et de tous les amendements humiques est très faible. C'est d'ailleurs pour ça qu'on les qualifie d'amendements et non de fumure. Tellement insuffisant que l'apport d'azote est souvent indispensable pour assurer la decomposition du compost ou même de l'engrais vert. Sans engrais tes massifs Sophie pouraient bien être tout chlorotiques par manque d'azote après les apports de BRF. Quant au fumier: nous sommes trop nombreux et il n'y a plus assez de vaches. Mais l'enfouissement des pailles, la jachère et l'engrais vert sont des solutions qui ne sont pas si rares. Par contre l'excés d'humus n'est pas à craindre. Des sols de tourbe brune sont cultivés en differents endroits dont Boskoop, Pays Bas, la plus grande concentration Européenne de pépinières. C'est même très bon pour les plantes de terre de bruyère. En sous bois bien des plantes vivent dans du terreau de feuille pur. L'apport de calcaire pour relever le pH des sols trop acides améliore définitivement leur fertilité. Nul besoin d'en rajouter si on a mis la dose définie par une analyse. Quand à la terre de bruyère... allez dire aux intéressés, comme je le fais, qu'il faut se passer de rhododendrons et autres camelias... Immanquablement ils vont ailleurs écouter celui qui leur dira ce qu'ils veulent entendre...Sur la Cote d'Azur, avec de bons soins, la durée de vie ou plutot d'agonie moyenne d'un rhodo est trois ans... Et ça vaut pour les plantes adaptées. Le jardinier moyen demande conseil aux vendeurs et je passe mon temps à casser les rêves de mes clients et rapporter aux jardineries des plantes qui n'ont aucune chance ou aucun intérêt. <> Voilà une généralisation bien abusive. Au contraire toutes les Appelations d'Origine Controlée (AOC: il y en a pour presque toutes les productions agricoles) et beaucoup de Labels imposent des limitations de rendement, souvent draconiennes ou des durées d'élevage minimum et autres contraintes anti productivistes. <> Depuis longtemps les liquides d'irrigation des cultures sans sol sont obligatoirement reciclées tout comme la laine de roche. <> Là encore: ce sont des plantes chouchoutées pour être les plus vendeuses possibles. Si elles n'ont pas souffert, bien utilisées et bien soignées elles se comportent très bien et durent autant que les autres. Mais nous sommes libres, comme je le fais aussi, d'acheter des plantes moins clinquantes, mieux enracinées et souvent plus chères. Seulement il faudra se contenter du choix limité du producteur local. Bon c'est assez pour aujourdhui. Pierre Rutten |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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plus je vous lis, plus je suis d'accord avec chacun! je pose beaucoup de questions parce qu'en fait ce terrain a été tellement chamboulé que je n'y comprenais plus rien; maintenant les choses s'éclairent - d'apres l'abondance d'une sorte de daphné à fleurs vertes, je croyais mon sol acide, mais les tranchées et remblais m'ont troublée; je renonce quand même aux rhodos, car il fait trop chaud et sec ici; - j'ai compris que mon terreau /compost maison ferait un excellent tampon, mais je dois continuer les apports de fumier, j'en ai du magnifique, terre noire extraite de dessous un tas oublié au poney club, et corne broyée à la plantation de mes arbustes mais j'ai une nouvelle question: les couches de scories et de vieux gore (30 ans au moins), ne pourrais-je les mélanger à ma terre pour la rendre plus fluide et aérée, quitte à reterreauter au dessus pour entretenir l'humidité? |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| "...Quand à la terre de bruyère... allez dire aux intéressés, comme je le fais, qu'il faut se passer de rhododendrons et autres camelias... Immanquablement ils vont ailleurs écouter celui qui leur dira ce qu'ils veulent entendre...Sur la Cote d'Azur, avec de bons soins, la durée de vie ou plutot d'agonie moyenne d'un rhodo est trois ans... Et dans le Nord et l'Est, on s'obstine à vouloir cultiver lauriers roses, oliviers et autres mimosas. Je ne dis pas que les rhodos et les camélias sont parfaitement adaptés à mon climat (loin s'en faut, hélas), mais ils sont quand mêmes moins "exotiques" et plus jouables que des méditerranéennes. Pourtant, allez voir les arrivages chez Jardiworld chaque printemps, on se croirait à Nice ! Et quelles sont les plantes "d'appel", sur le parking, à l'entrée du magasin, dans des énormes bassines ? Des oliviers... Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Oui, et chez moi, depuis au moins 10 ans, mes rhodos poussent et fleurissent (!) chaque année, alors que j'ai de l'argile et plein de noisetiers, qui, eux, sont censés de pousser en terre calcaire....... C'est avec un très grand intérêt que je lis ce poste et je vous félicite tous pour vos interventions si sensées, si passionnées ..... vous, les amoureux de la terre!! Continuons ainsi l'hymne à la joie, bises à vous tous rosacentifolia |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Au mont des Cats (59), le plus bel ornement de notre jardin étaient les rhododendrons: ils ont toujours fleuri sans amendement , taille, ni connaissance aucune des propriétaires concernant terres acides ou calcaires; Ici, qd je demandais ce qui pousserait bien chez moi, mon prof me disait: "regardez ce qui pousse bien dans les jardins alentour"; j'ai essayé, mais les gens n'ont aucune imagination, ni de goût pour le jardinage autour de chez moi, et comme le disait Olivier, ils sont capables par contre de s'acharner à cultiver bananiers et oliviers, à coup de voiles d'hivernage, rentrées en véranda etc..!et de dépenser en été autant d'eau que moi en un an, juste pour leur gazon! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Olivier, il me semblait pourtant que tu cultivais des ficus et orchidées en serre dans ton Nord si froid. Pourquoi refuser aux autres ce que tu t'accordes toi-même ... Sophie, pourquoi tant honnir les arbres "en trognons" ( pas si malades que tu l'écris ) et les remplacer par des arbres de faible développement, je ne suis pas sûr que les chevêches et autres y retrouvent des conditions aussi favorables. Quand au "développement durable", je pourrait te citer la plaquette de communication d'un grand groupe industriel chimique qui parle de préserver la nature. Personnellement je n'aime pas ces expressions qui ne veulent à la fois rien dire, tout dire et dire n'importe quoi. Denis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Rutten, que tu puisses être mon père ne change rien à l'affaire. Je connais des "mômes" de 25 ans qui pourraient encore nous en apprendre! Si tu es dans le Sud Est, comprends que le reste de la France n'est pas logé à la même enseigne, tant dans le domaine agricole qu'agronomique. -le "mélange" compost de fumier de cheval + BRF est riche et tout à fait suffisant pour des plantations ligneuses, et avec un recul de 3 à 4 années nous sommes à même de constater qu'aucune carence n'est apparue. C'est même tout l'inverse. Je mets entre guillemets mélange car en fait c'est une couche après l'autre. La faim d'azote apparait particulièrement lorsque la décomposition du BRF est "chaude", donc la couche trop épaisse. Si la couche fait moins de 20 cm, la décomposition est froide, car d'origine fongique, et ces champignons ne concurrencent pas les végétaux dans la consommation d'azote. Ils en apportent même. -Les fumiers, en effet c'est rarement du fumier de vache qui est disponible. Par contre, celui de cheval suit une progression exponentielle : l'abondance des centres équestres en zone péri-urbaines est telle que tous ne trouvent pas repreneur de leurs fumiers. Notre fournisseur de compost se fournit chez les Centres alentours, et ne cesse de recevoir des demandes qu'il ne peut pas satisfaire. Je suis d'accord pour les engrais verts, très intéressants, mais l'enfouissement des pailles provoque des faims d'azote et est très difficile à gérer : nous avons abandonné notamment cette pratique sur certaines terres. La commune où je travaille loue des terres à un ancien centre équestre municipal. Nous avons une convention avec lui, notamment d'entretien des terres à foins pour le fourrage des chevaux, pour lesquelles nous assurons la récolte (6 hectares, 1500 bottes en moyenne) et que nous engraissons au minéral, car il n'y a pas de possibilité de rotation des terres, elles doivent donner chaque année leur quota de bottes de foins. Traditionnellement, nous lui reprenions son "fumier" qui en fait n'est quasiment que de la paille, car ce centre est très mal géré et les litières changées trop souvent. Cette paille est inutilisable : l'enfouissement dans les massifs donnait une terre irrégulièrement fertile, voire des carences aux plantes. De plus, nos massifs étant utilisés en toutes saisons, ça devenait impossible, la paille ayant besoin d'un temps très long pour se décomposer. Dans une ancienne pépinière que nous réutiliserons comme verger, nous avons préféré l'engrais vert, plus rapide et occupant l'espace d'une manière plus esthétique (parc naturel public). Le directeur du centre ne trouve d'ailleurs aucun repreneur de son mauvais fumier, et ça va bientôt faire 3 ans que le tas s'accumule, ça devient un grave problème d'hygiène, et l'énorme tas ne se décompose pas (6 mètres de haut sur 20 de long...). -Confondre humus et tourbe brune, c'est pas bon : la tourbe est une décomposition pauvre anaérobie, sans oxygène, donc beaucoup moins intéressante que la matière organique issue de végétaux en milieu aérobie. La tourbe brune est chargée en éléments minéraux simples, non inscrits dans un complexe stable comme le C. argilo-humique. C'est une éponge, ni plus ni moins, c'est d'ailleurs pour ça qu'on utilise les tourbes comme supports de culture : la blonde complètement neutre, la brune chargée d'éléments minéraux (c'est la couche en dessous dans les tourbières). La noire on ne l'utilise pas, issue du fond des tourbières elles sont saturées en éléments et carrément toxiques. Enfin, y a des petits malins qui l'utilisent dans les terreaux à pas cher du commerce... à éviter. Et puis venir parler des pépinières des Pays Bas, c'est comme citer en exemple l'élevage intensif de bovins anglais : c'est du rendement, à coup sûr, mais cela n'a plus guère à voir avec de la qualité intrinsèque. Les arbustes et arbres hollandais, on connait, c'est beau, qualibré, boosté, mais sur la durée ça tient pas la route, les végétaux ont beaucoup de problèmes de croissance. Je compare en connaissance de cause là aussi, avec les expériences que nous avons faites de végétaux spontanés poussés naturellement dans nos forêts, transplantés en massifs, amendés de compost + BRF, avec des achats de racines nues hollandaises (via marché au cadran hollandais et MIN français) plantés dans les mêmes conditions, pour compléments: l'écart est énorme dans la croissance de ces arbustes, la fragilité face aux maladies aussi! Et le fait que la Hollande ait la plus grande concentration de pépinières, de centres horticoles et autres ne me fait ni chaud ni froid : la majorité économique n'est pas une gageure de qualité fondamentale, elle n'est qu'une économie florissante dans un monde qui se pose (trop) peu de questions. Et l'excès de matières organiques peut être préjudiciable à certaines cultures agricoles, si! : des terres agricoles sur-amendées au fumier, étudiées par l'INRA, ont montré des agglomérats de précipitations d'éléments minéraux, qui au niveau des racines provoquent des brûlures, donc des trous dans les cultures. - les apports calciques sont des apports minéraux solubles dans l'eau : s'il n'y a pas déjà humus + argile + oxygène pour utiliser ce calcium soluble dans la constitution du Complexe AH, celui-ci se fout le camp comme le reste, et là cela n'est pas durable. Par contre s'il y a un complexe AH déjà constitué, c'est qu'il y a déjà une source de calcium dans le sol : est-il donc utile d'en rajouter ? Hors contexte agricole, je n'en vois pas l'intéret dans un jardin, encore moins pour une pelouse, sauf carence avérée. Encore faut-il connaitre l'origine de la carence, et là, on en revient à la discussion de savoir à quoi ça sert de vouloir faire pousser dans le sol de son jardin des végétaux qui nécessitent des apports permanents pour en changer la nature. Vous allez me trouver spécialiste des images-raccourcis, mais c'est comme si un norvégien voulait un solarium à l'année, quitte à ce que ça soit à grands renforts de lampes solaires pendant l'hiver : personnellement je trouve ça vain et stupide, mais après tout chacun est libre! C'est une histoire de philosophie de vie, de vouloir être maître absolu de son environnement, ou le respecter pour ce qu'il est et accepter notre condition d'homme soumis à la nature. Sans revenir à la chandelle, y a quand même un minimum de réflexions à mener sur ses motivations, quand on en est à commettre des actes polluants ou consommateurs d'énergie inutile. Cette réflexion, on devra bien l'avoir pour l'eau, très bientôt : pourquoi cultiver des végétaux soiffards à grand renfort d'arrosages, lorsqu'on a le choix de végétaux moins exigeants? Ce serait du caprice que ça m'étonnerait pas...et quand y aura plus assez d'eau, ou qu'elle sera devenue trop chère à l'exploitation, l'intéret économique... -Quand à la terre de bruyère... allez dire aux intéressés, comme je le fais, qu'il faut se passer de rhododendrons et autres camelias... Immanquablement ils vont ailleurs écouter celui qui leur dira ce qu'ils veulent entendre... : oui, tu es dans une démarche économique avec tes clients, et donc prêt à répondre à leur attente pour continuer à en vivre. Chacun ses choix. Moi j'ai fait 6 ans de jardinerie, où j'ai finis par avoir le sentiment de me perdre dans cette logique (en même temps que je me suis détruite le dos...) et j'ai quitté ce milieu pour quelque chose où je pouvais travailler en accord avec mes convictions, et où défendre ce que je crois être bon n'entre pas en conflit avec l'intéret de mon patron : mon patron actuel est un Maire sur siège éjectable et une population plutôt bienveillante face à nos démarches (avec limites bien sûr, particulièrement lorsqu'on touche à la propreté de leurs trottoirs!). -Depuis longtemps les liquides d'irrigation des cultures sans sol sont obligatoirement recyclées tout comme la laine de roche ça dépend chez qui : j'en connais encore qui, non contrôlés, rejettent tout ça à l'égout ou en DIB...l'existence de la loi n'a jamais empêché personne de la transgresser. -Là encore: ce sont des plantes chouchoutées pour être les plus vendeuses possibles. Si elles n'ont pas souffert, bien utilisées et bien soignées elles se comportent très bien et durent autant que les autres. Mais nous sommes libres, comme je le fais aussi, d'acheter des plantes moins clinquantes, mieux enracinées et souvent plus chères les annuelles, vu la durée de leur utilisation, ça n'a pas beaucoup d'importance, et nos 60 000 plants produits par ans subissent ce sort sans états d'âmes... on les engraisse au chimique dans une culture la plus courte possible, pour réduire les coûts de production. Ensuite, on les arrache et on les jette 6 mois plus tard. Mais pour tout ce qui est ligneux, je m'inscris en faux : la différence dans le temps est énorme, et ce même en très bonnes conditions de culture en conteneurs (pas de chignonages, pas d'oublis d'arrosages ni d'engrais). L'intéret économique à l'échelle d'une commune est bien d'avoir des cultures pérennes, qu'on ne sera pas obligés de changer au bout de 10 ans, particulièrement pour les grands arbustes, les arbres et aussi les plantes de haie. On raisonne en secteurs, et un secteur est beau lorsque sa végétation entière est saine et florissante. Si on doit tout refaire tous les 10 ans...on pourra toujours se plaindre du coût des services publics... Olivier, bientôt, on nous épargnera enfin les millions de palmiers qui colonisent jusqu'au nord de la France : un vers (oublié son nom) décime tous les palmiers, et d'ici 5 ans il n'y aura plus un seul palmier vivant en France. Le ver n'a pas de prédateurs ici, et prospère à grande vitesse : à Montpellier, Nice, Marseille, ils les abattent à tour de bras en ce moment. Mais certains petits malins disent qu'avec le réchauffement de la planète, la végétation endémique en France va devenir plus méditerrannéenne : tu vas voir que certains vont prétendre anticiper à planter du laurier-rose partout! Denis, je les honnis car ils sont hideux, et effectivement malades : ma campagne d'abattage cette année va se faire en urgence, sur des alignements de parking qui risquent de tomber d'une seule poussée, genre la voiture qui se loupe et fonce à 5 à l'heure dans l'arbre! (ils bougent à la pression d'une seule main!). De manière générale, et après expertise (j'ai la responsabilité de 1500 arbres, qui s'ils provoquent un accident mortel, m'envoient directement en taule... m'abriter derrière une expertise m'a permis d'être prise au sérieux par le Maire et les élus qui avaient toujours vu ces arbres et ne se posaient pas trop de questions!), donc les arbres de la commune sont pour un quart environ dangereux, car malades et fragiles structurellement, dixit l'expert devant les tribunaux. Toutes façons, ça se voit, moi j'avais pas besoin d'expertises pour le savoir. Comme nous avons du vent, des arbres plantés sur voies, la responsabilité est grande. D'ailleurs, il ne se passe pas une année sans qu'un tombe en travers de la chaussée une nuit de grand vent... j'ai appris à dormir quand même quand il y a du vent, mais le matin quand j'arrive j'envoie quelqu'un faire la tournée, on ne sait jamais! Le problème est complexe dans une commune, quelle que soit sa taille d'ailleurs : le but est d'avoir des avenues d'aspect verdoyant, avec de l'ombre pour les voitures en stationnement. En zone urbaine comme c'est mon cas (face à Bordeaux de l'autre côté de la Garonne), la demande est très forte en urbanisation, nous avons près de 150 hectares "en devenir" : nouvelles rues, nouveaux habitats, commerces, entreprises. Le tout avec des arbres, 1500 en tout d'ici 5 à 10 ans (doublement du "cheptel" actuel donc). Le calcul est simple : le coût de l'investissement + le coût de l'entretien + le coût de la pérennisation, c'est à dire la replantation complète en cas de "décés" à moyen ou long terme, car un alignement se raisonne de manière globale (un est mort, on ne pourra jamais le remplacer sans que la différence d'aspect ne soit éternellement visible, donc on refait toute la rue). Si on ne peut réduire le coût de l'investissement, (et à mon avis c'est même un coût qui doit être important car il conditionne les autres paramètres), on peut réduire les coûts de l'entretien et de la pérennisation. Tailler tous les ans en trognon un arbre pour le maintenir dans les limites de la voie a un coût beaucoup plus élevé (parce que c'est tous les ans une taille très importante) que de faire de légères tailles de formations les premières années (relevage de couronne) et des élagages de bois morts ensuite. La durée de vie se chiffre en plusieurs dizaines d'années ensuite : à peine 20 ou 30 ans pour les trognons, entre 50 et 150 ans pour des arbres de port libre. Avec le risque de chute en moins, la satisfaction des habitants en plus (moins de problèmes de feuilles mortes qui envahissent gouttières et caniveaux). Les arbres de grand développement, genre platanes, certains chènes, et autres, on les réserve aux grandes avenues (12 mètres de large) pour leur laisser un maximum d'espaces, et on les écarte beaucoup, pour qu'ils puissent survivre plus longtemps. Les arbres de plus petit développement, genre tilleuls, érables, frênes, sont pour des voies plus petites, pour ne pas être obligé de tailler à mort pour respecter les règles de sécurité et de calibrage des voies et des habitats riverains. On avait déjà eu cette discussion sur l'origine culturelle des trognons (ou têtes de saules ou têtes de chat), et c'est vrai que ça a une valeur que je ne dénigre pas : paysage de nos campagnes, ils fournissaient de l'osier pour les ligatures des vignes dans le sud-ouest, et du petit bois aux paysans pour les feux. Mais là où je ne suis personnellement pas d'accord, et où toute la profession s'insurge, c'est d'importer cette "culture" dans les villes en prétendant que ça rend les arbres sains et vigoureux (alors que c'est plus un sursaut de survie dans un milieu déjà très agressif), et en augmentant ainsi les coûts d'une demande d'espaces verts toujours plus exigeante: c'est une forme de gaspillage des deniers publics, et tout le monde voudrait les limiter au contraire! Je ne parle là que finances, alors qu'au fond de moi je me préoccupe aussi de l'avenir des villes, à une époque où justement les citadins sont en demande de villes plus vertes et moins bétonnées : il est important que les arbres y trouvent une place plus respectée et durable, juste pour l'amour d'eux. Enfin le développement durable, c'est pas dans les plaquettes des groupes industriels qu'il faut s'y intéresser, c'est du paravent le plus souvent. C'est dans ce qui nous entoure : constructions en Hautes Qualité Environnementale (HQE), démarches d'exploitation des énergies (solaires, éoliennes...), urbanisation, fonctionnement des entreprises (recyclages, ISO 14001 et plus), gestion des déchets, sauvegarde du patrimoine végétal, du littoral, des réserves naturelles, infrastructures du pays... y en a tant et plus, et c'est la démarche globale qui est intéressante et concluante, non les incohérences qui persistent face à la mondialisation...Mettre tout ça à la poubelle, c'est donner la part belle à ceux qui alimentent ces incohérences, c'est les faire gagner. Là, franchement, je ne m'excuse même plus, je suis vannée. Amicalement Sophie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Ne t'excuses pas Sophie, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, je te remercie de tes opinions exprimés avec le language du coeur ... en plus en prenant tout ce temps. Et puis je suis persuadé que l'on est pas d'accord sur la forme mais que sur le fond on est bien en phase. Pardonne moi plutôt mes excès ... Bon pour le plaisir de Paule et Mickey, je ne commenterai qu'un seul passage :"De manière générale, et après expertise (j'ai la responsabilité de 1500 arbres, qui s'ils provoquent un accident mortel, m'envoient directement en taule... m'abriter derrière une expertise m'a permis d'être prise au sérieux par le Maire et les élus qui avaient toujours vu ces arbres et ne se posaient pas trop de questions!), donc les arbres de la commune sont pour un quart environ dangereux, car malades et fragiles structurellement, dixit l'expert devant les tribunaux. Toutes façons, ça se voit, moi j'avais pas besoin d'expertises pour le savoir." C'est aussi ce qui a permis au Maire de ma ville de décréter constructible un magnifique parc privé situé en plein centre. Des experts de l'ONF sont venus et ont expertisé que plus de la moitié des arbres étaient malades, atteinds du capricorne et autres espèces protégées ... C'est pourtant un beau parc de 7 hectares avec des arbres centenaires. Et alors que la ville aurait pu le racheter au prix du non constructible, les propriétaires actuels ( trois frères, dont 1 notaire et 1 avocat ) vont pouvoir le vendre très cher à des promoteurs, la ville en récupérerait 1 ou 2 hectares pour "faire" un espace vert ( Je passe sur d'hypothétiques dessous de tables ) ... De ça on va en crever plus sûrement que de la pollution industrielle ... D'ailleurs : C'est une pollution !!! Ici, les parcs déjà existants sont fermés au public au moindre coup de vent, les gens n'acceptent plus de prendre leur propres responsabilités et surtout aucun risque. Ils cherchent à tout prix un coupable ( ou simplement un payeur ). C'est ça l'aseptie mentale qui sclérose notre monde moderne. Et ça me fout en colère. Bon, pour redescendre la pression, voici une petite blagounette entendue ce matin sur la radio "Rires et chansons" : Un promeneur aperçoit dans un bois où il a l'habitude de venir depuis son enfance, des bûcherons qui tronçonnent les arbres, des pelleteuses et des bulldozers qui s'apprètent à déssoucher et à terrasser. Ulcéré, il s'approche d'eux et leur demande le pourquoi de cette abattage. On lui répond que dans le champ juste à côté on a prévu la construction de plusieurs tours de 12 étages. Il s'étonne : "Si la construction est bien prévue à côté, pourquoi abattre les arbres de ce bois ?" Ce à quoi les bûcherons répondent : "Bien ! Il faut bien construire les espaces-verts !!!" Amicalement Denis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Ben dis donc, Sophie, quand elle envoie, elle envoie ;-) |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| ben, denis, t'es bien la premiere personne que je connais qui avoue écouter rire et chansons: moi, j'aime bien, je trouve qu'ils ont de bons rocks, ça me change du mouve! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Denis, j'en suis bien persuadée aussi, car nous sommes déjà tombés d'accords sur certains sujets ces dernières années. On ne peut pas être d'accord sur tout, note bien, et l'intéret de ce genre de forums est bien aussi d'échanger des arguments contraires face à certains sujets d'importance. Que certains d'entre nous y mettent plus de passion que d'autres n'a aucune importance dans la limite de la politesse et de la décence, et c'est bien ce que nous faisons! ;o))) Paule et Mickey n'ont qu'à bien se tenir (je fais Paule, tu fais Mickey ?)!!! Donc pas de problèmes! Et je n'ai rien à te pardonner, je ne pense pas devoir reprocher leurs convictions aux autres, même si j'essaye de faire passer les miennes...! J'aimerais rebondir sur ce que tu dis de ton Maire : c'est effectivement un problème courant, bien trop d'ailleurs. La pression urbaine est telle, et les intérets en jeu tellement importants, en terme d'apport fiscal pour une commune (quelle que soit sa taille), que toutes les dérives sont possibles, pour autant que les décideurs ne soient pas parfaitement honnêtes, ou que leurs intérets personnels rentrent en compte (et j'y place aussi l'intéret personnel pour un Maire d'être réélu, mais y en a tellement d'autres : peut-être que les notables influents en cause lui apporteraient un soutien électif non négligeable, ou pire et très illégal des dessous de table...ça existe encore). Tout ça est bien pourri, et d'autant plus qu'avec la décentralisation les enjeux grossissent. Et la loi a beau essayer de placer des garde-fou (par le code des marchés publics et le contrôle de légalité) on voit encore trop d'autorisations de construire "de complaisance", et tellement d'autres choses dégueulasses qu'il vaut mieux les taire, car sinon... plus personne ne voterait. Alors les arbres sacrifiés sur l'autel de l'urbanisation, en fait de gros sous... L'expert de l'ONF avec lequel je travaille est dégoûté lui aussi, quand il sent un tel enjeu derrière son travail. Moi j'ai plus de chances, notre ville doit son succès à sa verdure, ses forets de côteaux et son aspect "ville-jardin", et les élus font le plus souvent un forcing terrible de préservation, plutôt que d'urbanisation incontrôlée : les volets paysages sont lourds dans les projets. Mais il est arrivé aussi des massacres, dans des lieux pourtant protégés, où les arbres multicentenaires à garder étaient marqués, mais, Oh! un coup de tractopelle malencontreux, désolé, l'arbre est tombé! En fait il génait le projet, c'était prémédité, c'est sûr! Les promoteurs n'ont aucun scrupules. La seule parade, c'est de replanter, au moins dans 50 ans on aura là des arbres de bonnes taille. Piètre consolation, face à la disparition de chênes multicentenaires, même pas bouffés par le capricorne! Ceci dit on en a un paquet, d'arbres bouffés par le capricorne, et le problème en ville est qu'on en a trop et ne pouvons les traiter, c'est interdit. Donc on finit bien par les abattre...Mais nous mettons un point d'honneur à replanter au moins en nombre égal, voire plus. Et puis la psychose de la tempête existe bel et bien, c'est dommage, la dérive du tout sécuritaire aussi : les gens deviennent tellement procéduriers, les responsabilités sont toujours "culpabilisées" : qu'une ville soit responsable d'un arbre qui tombe sur sa chaussée, c'est normal, mais qu'elle devienne tout de suite coupable de ne pas avoir fait ce qu'il faut... ça mène à beaucoup de dérives : certaines préfèrent abattre tout ce qui présente un risque. Ils ont la population avec eux. Moi aussi, j'avoue écouter rire et chansons de temps en temps, ça vide la tête! Très bonne l'histoire, et tellement vraie, hélas! Mais heureusement, certains décideurs ont la bonne idée de contraindre à la préservation de ce genre de bois. Le problème quelque fois, c'est que les promoteurs, en vendant les lots, vendent aussi à la copropriété le devoir d'entretien de ces bois, et que comme ça coûte très cher (bien plus qu'un espace vert classique) les copropriétaires ne font pas toujours ce qu'il faut, et un jour tout périclite! C'est le serpent qui se mords la queue! Bon, faut pas trop se décourager quand même, moi je deviens philosophe et me dis que chaque goutte d'eau peut servir, même si j'ai parfois l'impression de devoir remplir un océan à la petite cuiller! C'est toujours mieux que de remplir le chariot des rombières en fourrure qui sont là pour dépenser le pognon de leur riche mari...ce qui était mon quotidien dans une vie que je suis heureuse d'avoir presque oubliée! Amicalement Sophie |
RE: la fin des arbres
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c'est pas pour bien longtemps, les problèmes d'entretien! l'immobilier est à un tel prix que tout le quartier est aux mains des chirurgiens et avocats qui n'ont ni le temps ni le goût de jardiner. ici dès qu'on a 100m2, on fait une piscine avec des dalles autour, et une haie de leylands de 3m autour pour pouvoir faire de la chaise longue à poil, on abat les arbres pcq'ils perdent leurs feuiles et que ça salit l'eau, les leyland ont vite fait d'empêcher les jardins voisins de prospérer, etc.. m^m po besoin de magouilles, ni de desherbant sur les cèdres.. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Sophie, faut-il que je t'apelle C pour que tu m'apelles Pierre. Ce n'est pas parceque je ne suis pas anonyme qu'il faut en faire cet usage. l y a envoyer et envoyer. Quand je parle de mon age c'est pour dire que j'ai eu le temps d'apprendre ...et je continue. Au fait j'ai exercé et appris entre autres à Orleans et à Aalsmeer avant de ma fixer sur la Cote d'Azur. D'abord avant de répondre il faut lire et comprendre ce à quoi on répond. Et puis éviter les vérités toutes faites qui sont souvent fausses: La tourbe brune est justement une tourbe aérobie. C'est la couche de surface de plus régulièrement travaillée à Boskoop. Quand a la question de savoir si la tourbe est de l'humus... c'est élémentaire à 99%... Peut-être pas le meilleur à tous points de vue et en toutes circonstances. Seulement un des meilleurs. Enfin la tourbe brune est particulièrement favorable à la culture des plantes de terre de bruyere en raison justement de sa faible teneur en elements mineraux. Certainement pas le contraire. Pour ce qui est de la hollande ton information mériterait une mise à jour. Une bonne partie de ce pays baignerait dans les éffluents de toute nature si nulle part la sensibilisation n'est aussi grande et la reglementation plus strictement appliquee. Ce n'est pas là-bas que tu trouvera des décharges sauvages et comportements inciviques. Nulle part aussi il n'est fait autant recours à la lutte biologique. Concernant le fumier si tu critiques son utilisation quand il est frais et préfère qu'il soit composté: ne me fais pas dire le contraire surtout pour le fumier de cheval. Frais: il n'y a pas plus déséquilibré et dangeureux avec une teneur en azote supèrieure au lisier de cochon. Que frais il pose des problèmes n'a rien d'étonnant. L'humus n'a rien a y voir. Le fumier de cheval frais, trop riche en azote, brule les cultures et leurs racines. Le lessivage des elements mineraux est une réalité à prendre en considération. Très rapide pour l'azote, pour le calcaire ça prend de quelques siècles à quelques millenaires. Alors l'idée de devoir renouveler un apport déterminé par un analyse est ...farfelue. Quand aux plants issus d'une région favorisée par le climat, les sols et un savoir faire reconnu. J'ai eu maintes fois l'occasion de comparer des plants forts, élevés dans les meilleures conditions avec d'autres eduqués à la dure et moins développés. Des arbres fruitiers par exemple. Les seconds ne rattrapent jamais les premiers. Même venant d'autres climats. Bien sur si on les maltraite ou les prive d'eau à l'installation peut-être y a-t-il des cas ou c'est l'inverse. Sauf a la gaspiller: l'eau ne manquera jamais en France. Il faut etre plus circonspect pour l'eau pure... Mais là il s'agit d'un luxe hors d'atteinte d'une grande majorité de l'humanité. "d'ici 5 ans il n'y aura plus un seul palmier vivant en France. Le ver n'a pas de prédateurs ici, et prospère à grande vitesse : à Montpellier, Nice, Marseille, ils les abattent à tour de bras en ce moment." Ca c'est pas sérieux du tout. IL y a des dégats mais loin d'être aussi alarmants: actuellement ils ont cessé de progresser. Et ces espèces ne sont pas en péril ici. Pour les bovins anglais... as-tu comparé la qualité de leurs produits laitiers avec les notre? Les leurs sont bien meilleurs et beaucoup de vaches anglaises passent l'année au près... Quand je dis précisément le contraire, tu écris: "...oui, tu es dans une démarche économique avec tes clients, et donc prêt à répondre à leur attente pour continuer à en vivre. Chacun ses choix.." L'expérience m'a appris que si on veut dire la vérité d'un produit la seule démarche efficace est d'en avoir. Par exemple si on dit "pour votre compost une poignée de bonne terre vaut tous les activateurs; mieux vaut avoir de l'activateur. Sinon on est moins crédible... Sans rancune Pierre Rutten |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Pierre, désolée de te froisser avec si peu, mais le pseudo flashe un peu plus que la signature, de manière générale, quand on ne connait pas son interlocuteur. Il n'y avait là nulle malignité de ma part. Pour le reste, les bras m'en tombent, d'autant de contre-vérités. Chacun jugera du sérieux des thèses avancées : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tourbe Notamment : « La tourbe est le produit de la fossilisation de débris végétaux sur 1000 à 2500 ans dans des milieux humides anaérobies que l'on appelle tourbières. Cette matière, parfois considérée comme roche ou comme sol, est constituée de 10 à 20% de matière végétale peu décomposée, le reste étant composé d'eau. Sur résidu sec, la teneur en carbone peut atteindre 50% en poids, ce qui rend la tourbe séchée bon combustible. A l'extraction, on distingue la tourbe blonde de la tourbe brune : la première est la plus jeune, donc peu décomposée, tandis que la seconde se retrouve dans les couches profondes des tourbières. Toutes deux sont des terres fortement acides. » et aussi : « La forte accumulation en matière organique dans le sol donne lieu à une baisse importante en teneur en minéraux. Ainsi les plantes de la tourbières doivent être adaptée à cette pénurie de minéraux. C'est notamment le cas pour les plantes carnivores qui puisent leur matière minérale dans les insectes qu'elles capturent. Exemple : drosera. » Certes la tourbe est de la matière organique, mais comme origine énergétique, non comme MO utilisable par le sol pour un processus d'amélioration (quoique prétendent les vendeurs de tourbe, mais leur succès ne vient pas de nulle part non plus!). Pour la Hollande, mon information date d'hier...ou presque, puisque les producteurs hollandais, j'en connais, j'en rencontre chaque année une floppée, et leur discours de vente est toujours le même. Quelques pépinières, certes, commencent à avoir des discours différents, et surtout des méthodes de cultures différentes, mais c'est plus pour concurrencer les autres européens "émergeants", belges, danois, allemands, qui se rendent comptent qu'il y a un marché en France. Personnellement, je reste fidèle aux pépinières de plein champs françaises, qui cultivent dans des sols qui ressemblent à ceux de tout le monde, non des polders sableux. Pour le reste, je ne doute pas du respect absolu des lois chez les Hollandais, c'est d'ailleurs profondément ancré dans leur caractère, et ils sont bien plus avancés que nous dans certains domaines écologiques, je n'ai pas dit le contraire. Mais en Horticulture, leur vision est celle d'une production archi-maîtrisée, et ils s'en donnent tous les moyens, technologiques, énergétiques, y compris biologiques (c'est vendeur et très à la mode là-bas aussi). Histoire de faire un peu d'humour, je rajouterais qu'ils baigneraient tout court si leur rigueur dans l'archi-maîtrise de leur environnement avait eu la moindre faiblesse. Le fumier, franchement, je n'ai jamais parlé de fumier frais. On a toujours utilisé du composté...qui mettrait du fumier frais sur des terres à planter immédiatement? Les pailles mises en massifs avaient eu 1 à 2 ans de compostage, encore insuffisant comme durée. Actuellement, le tas monstrueux n'est même pas composté sur sa partie inférieure, qui doit avoir 3 ans (dernier "vidage" de la fumière). Pour le calcaire, idem , beaucoup de littératures intéressantes: http://www.oleiculteur.com/amendement.html notamment : Pour un hectare, en moyenne : - 100 à 150 Kg sont prélevés par la récolte. - 220 Kg entraînés par les eaux de pluie ou d'irrigation. - De 100 à 300 Kg peuvent être neutralisés par l'emploi de certain engrais, herbicide ou produits phytosanitaires Horta trouvera dans ce site réponse à ses questions sur la quantité de calcaire à apporter. J'en ai trouvé encore des tonnes pour ceux qui veulent approfondir le sujet : http://www.mapaq.gouv.qc.ca/Fr/Productions/Agroenvironnement/bonnespratiques/fertilisants/ http://hortiauray.com/amendements.htm Bon pour le reste, j'ai pas tout compris, notamment sur l'eau...mais il n'y a peut-être pas eu d'interdictions d'arrosages dans ton département, en 2003 et en 2005? Chez nous, les communes aussi ont eu l'interdiction d'arroser...comme les particuliers, et il me semble qu'actuellement, en Angleterre, c'est le même topo. Pour les palmiers, lis donc le Lien Horticole de cette semaine, y a un bel article sur les abattages de palmiers en cours, les remplacements par d'autres essences (on va enfin revenir à de vrais arbres dans le sud-est!), et l'estimation des professionnels sur le nombre d'années où ce problème va durer. Pour la fin, je ne peux pas être d'accord non plus, mais au point où on en est... il me semble pourtant difficile de justifier pour un professionnel qu'il n'ait pas le courage d'assumer les conseils qu'il donne. Vendre un produit auquel on ne croit pas, pour l'amateur intelligent en tout cas, ça ressemble fort à de l'opportunisme mercantile. L'amateur-gogo qui croit tout ce qu'on lui dit, lui, achètera, et fera encore les choux gras d'une profession qui n'a pas beaucoup de scrupules. Oui, chacun son truc, j'ai eu plaisir à renoncer à tout ça. Amitiés Sophie |
RE: B�chage � grosses mottes vs. paillage
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| Tu l'auras voulu. "Certes la tourbe est de la mati�re organique, mais comme origine �nerg�tique, non comme MO utilisable par le sol pour un processus d'am�lioration (quoique pr�tendent les vendeurs de tourbe, mais leur succ�s ne vient pas de nulle part non plus!)." Ca c'est ton commentaire... Toutes tes infos se ref�rent a la tourbe dans la tourbi�re. Pas au produit qu'on trouve en balles. La teneur en humus du fumier est encore plus faible pour un prix tr�s superieur. "mais leur succ�s ne vient pas de nulle part non plus!)." Tiens, tiens... �a marcherait alors??? Comme d'habitude tu retombes sur tes pattes en disant une chose et son contraire. Et bien oui �a marche. Et m�me tr�s bien. Il n'y a pas d'autre raison aux choix des horticulteurs et pepini�ristes. Et ce n'est pas faute d'avoir essay� tous les supports de culture possibles. Tout le monde n'a pas acc�s au BRF. Quant � composter des feuilles... le jardinier moyen se considere mal quand il ne les ramasse pas au fur et � mesure...alors entre le fumier en granul� au prix de l'or et la tourbe il n'y a pas photo. Curieusement tu ne donne pas le preambule de ta citation de oleiculteur.com. Le voil� m�me s'il s'applique surtout aux plantes basophyles comme l'olivier et a l'immense majorit� des plantes neutrophyles: "Le calcium, principal constituant du calcaire, est � la fois un oligo-�l�ment indispensable � l'alimentation des plantes, un des quatre constituants du sol avec la silice, l'argile et l'humus mais aussi un amendement car ses ions calcium ont la propri�t� exclusive de chasser et remplacer les ions hydrog�nes qui rendent le sol acide. D'autre part, comme nous l'avons vu dans le chapitre "le sol", le calcium est une base qui � la propri�t� de faire floculer l'argile et de le rendre ainsi perm�able et plus facile � travailler. A ce titre, si vous avez un terrain trop argileux, il est irrempla�able.." Et puis juste apr�s ta citation il y a aussi: " G�n�ralement, dans notre r�gion, le sol est largement assez calcaire pour ne pas avoir � intervenir. Bien souvent c'est l'exc�s de calcaire qui pose probl�me. N�anmoins quelques terrains particuliers peuvent �tre trop acides et demandent � �tre amend�s par un apport de calcaire. Encore une fois, une analyse de sol est absolument n�cessaire avant d'intervenir afin de ne pas faire des erreurs qui vous co�teraient cher en argent et vains efforts." Suivent des pr�conisation d'amendement en fonction du pH. Il s'agit d'apports uniques. De 50 � 100 kg � l'are. Et aucun besoin de les renouveler avant longtemps. Voil�. Pour les palmiers cet article est inutilement alarmiste ou pas desinteress�... Ici � Saint Raphael o� la contamination est ancienne les d�gats jamais importants auraient tendance � disparaitre. En tous cas personellement je n'en vois pas. Interdiction d'arrosage?? Non! Interdiction (non appliqu�e) de remplir les piscines et restriction des heures d'arrosage dans les quartiers mal desservis o� les d�bits n'ont pas suivi l'urbanisation. L'eau ne manque pas en France: seules les capacit�s de distribution et d'assainissement sont en cause. Et bien non! L'investissement des hollandais est tout a fait consid�rable. Ils ont r�vis� toutes leurs methodes de culture pour pouvoir recicler les effluents et mis au point la lutte biologique. Ca n'a pas �t� toujours facile. Et ils sont toujours en train de pr�voir les probl�mes � venir dans dix ans, vingt ans et plus et les moyens de les r�duire. C'est �a le d�velopement durable. Quand � moi: quand je vendais des Rhododendrons c'�tait pour dire qu'ils ne r�sistent pas � la chaleur, ni au mistral, ni a la s�cheresse ni � l'arr�t des arrosages pendant les vacances. L'amateur intelligent renonce. Quand je n'en avais pas cet amateur pensait trop souvent que ce que je disais n'avait d'autre but que de lui faire acheter autre chose et il allait trouver ses Rhodos ailleurs. L'amateur-gogo qui ne croit pas le vendeur ach�te quand m�me. Mais il aurait achet� de toute mani�re. Alors... quand tu n'as plus d'autre argument tu accuses les autres d'opportunisme mercantile....Super! On est bien loin du d�bat serein et poli que tu dis pr�conniser. Amicalement Pierre Rutten |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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J'aime bien la façon et comment écrit notre Sophie. D'abord c'est bien écrit, il y a de l'argumentation avec références à l'appui, je ne ressens aucun embrigadement, bien au contraire! Ce qu'elle dit laisse une très grande ouverture à la réflexion personnelle sur la chose (et la cause). Pour moi, c'est un débat ouvert et très stimulant. D'ailleurs, j'aimerais en lire plus souvent sur ce forum. Amicalement rosacentifolia |
P.S. et remarque rajoutée
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"..... tourbe en tourbière et produit en balles." Ca me fait penser à mon fils (très jeune à l'époque), quand il faisait la distinction entre le Lait de la vache et le Lait de ville ....... |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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les enfants, les enfants, moi J'ADORE mon palmier, mes rhodos poussifs et toutes mes plantes rentrées à grand'peine dans ma véranda - s'il faut voir dans son jardin, les mêmes plantes que chez son voisin.......... horreur - l'essentiel, c'est que tout ce petit monde se porte à peu près bien et nous fasse plaisir - quand aux dames en fourrures dans les jardineries, en as-tu beaucoup vues Sophie - quand aux avocats, médecins etc.. ils sont aussi fauchés que beaucoup - ils ont simplement fait des études et travaillé pour cela mais à part les célèbres, les autres !!!!! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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je suis d'accord sur un point, Capucine, elles ne vont pas dans les jardineries, elles se font planter le tout par un pro qui leur a fait le dessin. je ne parle que de mon coin, où c'est exactement comme cela: piscine, deux cypres, taillés effilés pour ne pas faire trop d'ombre,deux palmiers, un olivier, pelousette, pool house;et on sort en ce moment les bacs en ciment pour les géraniums à venir; j'ai 6 voisins et 5 piscines ; j'extrapole peut-être, mais les gens sans piscine ici font figure d'irréductibles paysans! tu ne vas qd m^m pas nier que chez les bobos et bo tout court, jardin(???)et piscine ont remplacé hifi et pc, qd m^m? c'est un signe extérieur de richesse plus qu'un amour de la nature ou de la terre; tu n'as qu'à voir le nombre de gens qui participent à ce fil! sans vouloir être désagréable, hein, juste pour répondre, mais ce qui était un bois est devenu un horrible lotissement, comme dans l'histoire, et ça continue. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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suis bien d'accord Horta, les piscines fleurissent avec ardeur dans les jardins mais chacun est libre de son choix et tout le monde n'a pas la chance que nous avons : avoir un peu de temps pour s'intéresser à notre jardin - chacun, d'ailleurs, fait usage de son temps : il y a "les bonnes oeuvres", "la politique", "la course à pied" et LA FAMILLE en premier celle-là et la famille ... elle aime bien la piscine, ELLE amicalement à tous les écrivains de ce post bien intéressant |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Mais quelle intolérance : en quoi piscine et "bo" jardinage sont-ils incompatibles ! " tu ne vas qd m^m pas nier que chez les bobos et bo tout court, jardin(???)et piscine ont remplacé hifi et pc, qd m^m? c'est un signe extérieur de richesse plus qu'un amour de la nature ou de la terre; tu n'as qu'à voir le nombre de gens qui participent à ce fil!" C'est grâce à ce genre de con... pardon d'absurdités énoncées qu'il reste si peu de monde sur ce forum ! Eugénie |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Personnellement, je suis avec énormément d’intérêt ce post. Seulement à mon humble avis, ce sujet (le sol et ses relations avec la culture) sont bien trop complexes pour être énoncés en 3 mots ou même en plusieurs et je ne crois pas que, malgré la multitude d’infos trouvées sur le Web, le profane puisse énoncer simplement une vérité ou même faire l’état actuel des connaissances. Ca serait vraiment sympa que ceux qui nous lisent et qui par hasard, en sauraient un peu plus que la plupart d'entre nous, interviennent ! Amitiés |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| "ce sujet (le sol et ses relations avec la culture) sont bien trop complexes pour être énoncés en 3 mots ou même en plusieurs et je ne crois pas que, malgré la multitude d’infos trouvées sur le Web, le profane puisse énoncer simplement une vérité ou même faire l’état actuel des connaissances." Tout a fait d'accord. C'est une spécialité particulièrement complexe et hors de portés du néophyte: ça s'apelle la Pedologie du grec pedos = sol. J'ai eu la chance de connaitre quelques Pedologues c'est pourquoi je me permets de rectifier les contre vérités ou les idées reçues tout aussi fausses. Construire une argumentation convaincante est particulièrement facile et trouver des citations pour l'illustrer aussi. Hors de leur contexte on leur fait facilement dire ce qu'on veut. Et puis sur la toile on trouve tout: la vérité et la désinformation. Avec son grand enthousiasme et son expérience encore limitée Sophie a fortement tendance à ne voir que ce qui semble appuyer ses opinions. J'ai essayé de montrer qu'il ne s'agit que de ses opinions. Il a fallu qu'elle qualifie mes écrits de mauvaise foie pour que je change de ton. Dire à deux-trois jours d'intervale que la tourbe est fortement mineralisée et puis dernièrement que "La forte accumulation en matière organique dans le sol donne lieu à une baisse importante en teneur en minéraux. Ainsi les plantes de la tourbières doivent être adaptée à cette pénurie de minéraux. " Ya pas contradiction??? rosacentifolia: la comparaison de ton fils n'est pas inepte. Mais là la difference est plus grande. Dans la tourbière elle est à 80% d'eau au minimum. Le produit que nous trouvons en balle n'en a plus que 30 à 50% alors qu'il parait sec. En sac de l'eau est ajoutée et on n'est pas loin de 80% comme pour tous les fumiers sauf ceux en granulés. En balle la tourbe contient près de 50% de matière organique efficace en moyenne dix ans. Contrairement aux affirmations de Sophie, la décomposition est totale. Fumier et terreaux dépassent rarement 10% de MO. Sauf si les derniers, comme c'est frequent, contiennent beaucoup de tourbe. Pour le fumier la décomposition dépasse peu une année à moins d'en apporter de grandes quantités de l'ordre de dizaines de Kilos au mètre carré. Tous les fumiers frais et beaucoup de compostés sont dangeureux car trop riches en azote qui brule feuilles et raçines. Tous les ans de nombreux Camelias meurent d'en avoir reçu alors qu'ils sont en bouton. En termes d'efficacité il n'y a pas photo. Alors si vous ne disposez pas de source de fumier ou de feuilles et autres BRF à bas prix... A ce sujet on trouve de plus en plus du terreau issu de BRF composté en vrac. Trop souvent aussi cher que d'autres. Il y a beaucoup à redire à certaines pratiques agricoles et horticoles passées mais le consommateur a eu sa part de responsabilité et qualifier les efforts positifs d' "opportunisme mercantile" ça ne passe pas. Amicalement Pierre Rutten |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Petite rectification: 1) "Pédologie" vient de "paîdos" (enfant) et de "logos" (parole, savoir) 2) "Pédogénèse" vient de "pedon" (sol, élément) et de "genèse" 3) "Pédologie au deuxième sens est "la branche de la géologie appliquée qui étudie les caractères chimiques, physiques et biologiques, l'évolution (V. Pédogenèse) et la répartition des sols." (Le Petit Robert) |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| et voilà, l'autre qui comprend jamais rien et qui manifeste de sa propre bétise - hola !!!! |
RE: pedologue et pédophile
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la racine indo européenne p*d, en latin comme en grec désigne le pied, peut importe l'habillage; on la trouve en composition sous les formes pod, ped , et pour faire un peu de phonetique, vu que p et f sont toutes deux des labiales (prononcées avec les lèvres) et d et t des dentales, foot et pied en sont issus tous les deux; pedon en grec est littéralement " ce sur quoi on pose le pied", mais en cherchant dans mon dictionnaire, à l'entrée pedon, j'ai trouvé des expressions qui en font le doublon de humus: un adjectif qui signifie "à ras de terre, humble" une expression pedoi= par terre, comme humi en latin, et une expression, mot à mot "du fond de la terre" qui signifie du "fond du coeur". le sol et l'humus sont de bien beaux sujets qui nous tiennent à coeur, on peut donc dire que nous sommes des pédophiles, et fiers de l'être! |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Moi aussi comme Jane je suis ce post, mais j'ai l'impression d'être parfois un peu dépassé. Enfin bref, toujours est-il que je voulais profiter de ce post pour dire que j'ai bien envie de tester un nouveau substrat, pas prévu pour du tout à l'origine, pour faire des semis. Il s'agit à l'origine d'une litière végétale pour petits mammifères. J'ai acheté ça pour mettre au fond de la cage de mes cochons d'Inde, sous une couche de paille, et rien que pour cet usage j'en suis très satisfait. C'est une litière 100% naturelle, réalisée à partir de coeur de maïs (l'espèce de trognon qu'il reste des épis quand on a retiré les grain) broyé. Celà ressemble à des petit granulés, au toucher on pourrait croire à du liège. C'est précisé "Absorbe odeur et liquides" (et j'ai bien l'impression que c'est vrai) donc je me suis dit que ça devait surement garder l'humidité. Celà pourrait peut-être aussi être utilisé pour alléger les mélanges de rempottage par exemple. Je vais tester pour les semis, on verra bien. Je ne me rend pas bien compte du prix, sec, le sac est vendu 3 euros 80 les 5L. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Si tu me demandais pour le prix, je dirais c'est assez cher. Tu trouveras de la Perlite autour de 11 à 12 Euros les 100 litres. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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c'est intéressant comme idée, il faudrait expérimenter! il y a peut-être un risque, c'est que ça se mette à chauffer et absorbe l'azote etc..je dis ça par pure convivialité, j'y connais rien! dans le même ordre d'idées, je me demande depuis longtemps la différence qu'il y aurait entre mon mélange (terre+fumier+broyat)+emballages polystyrene déchiquetés et ce que je trouve dans les pots, ou ce que je peux voir utiliser par les professionnels dans les émissions télé, pour rempoter: eux ce sont des boules de polystyrène faites expres, mais à part ça? j'avais aussi posé une question pour ameublir ma terre: pensez-vous qu'y mélanger mon vieux gore et le machefer soit une bonne idée ou non? |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Je comprends ce que tu veux dire, Horta, par la conclusion tirée "du fond de la terre" et "du fond du coeur". Bien sûr, dans ce cas précis le mot 'pédophilie' n'a rien en commun avec ce que l'on en entend généralement. Mais dire "philopédologie" ou "philopédosophie" ça ne rîme pas à grand'chose non plus. Alors, comment dire, ce qu'on a sur le coeur et du fond du coeur des terreux??? |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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Antoine, pour alléger la terre, en remplacement du sable, je prend de la vermiculite - c'est très bien pour les semis et même pour les plantations qui demandent une terre allégée - Horta, en effet, il vaudrait mieux employer le mot pédial (pédiaux au pluriel) "qui appartient aux pieds" - cela heurterait moins nos sensibilités - qu'en penses-tu ? les plantes craignant énormément les brusques variations de température et le rythme alterné du gel et du dégel qui les abiment plus sérieusement qu'un grand coup de froid, il est préférable (à mon avis) de prévoir un paillis |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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| Une expérience assez incroyable qui rejoint ce qu'on disait avec Sophie à propos du piétinement du sol : j'ai, dans une petite parcelle, vraiment une terre de m... au départ (remblai de chez remblai, limite imbêchable) qui a reçu des feuilles mais pas tant que ça. Ce coin est relativement reculé et, de ce fait, rarement piétiné. Y prospèrent - pas si mal que ça - une anémone du Japon, Eomecon chionantha (encore merci à Zéphirine), de la lysimaque rampante (elle, aussi, pour qu'elle ne se plaise pas, il faut déjà faire fort), Matteuccia struthiopteris qui stolonne tranquillement et quelques touffes d'herbes folles. Dernier (fourche) bêchage en date, l'automne dernier. Et depuis, personne, à part les animaux, n'y a posé un pied. Le bêchage précédent avait été fait 6 mois auparavant et rebelotte, aucun piétinement pendant 6 mois. Hier en fin de journée, je vais pour toiletter l'anémone et, tant que j'y suis, redonne un petit coup de fourche-bêche soigneux entre les plantes, comme je fais presque toujours. Et là, grosse, grosse surprise : "quelqu'un a changé la terre ou quoi ?" Elle est certes encore un peu forte mais absolument rien de comparable au remblai du début, ne colle plus aux dents de la bêche, est passée du jaune au brun clair à moyen, regorge de lombrics fin heureux et s'émiette relativement bien. À tel point que j'y ai planté une astilbe avec juste quelques poignées de terreau de feuilles. Je sais qu'il est difficile, sinon impossible, de ne jamais piétiner le sol dans un jardin, mais cette petite expérience a fini de me convaincre que l'air était, pas vraiment un amendement au sens strict, mais pas loin. Olivier. |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par limyan LimogesFrance (My Page) le
19/04/06 - 8:50
| Question con : Pourquoi vous marchez dans vos plates bandes? elle sont hyper large? je me souviens d'un conseil du "Monsieur" de la Pepiniere du Morvan à l'arboretum de Balaine, une "plates bandes dont le centre peut être attend depuis le bord avec un outil manché correctement". Là je sais plus quoi penser, mis à part que je perd la mémoire des noms propres ( pas mal à 22ans ^^). Cordia- |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par gomero SW France, Z8 (My Page) le
19/04/06 - 17:12
Je n’ai pas encore participé à ce fil mais je suis parmi ceux qui ne bêchent plus depuis des années et, comme Olivier, je trouve ma terre (très, très argileuse) de mieux en mieux. Cordialement Gomero |
RE: Bêchage à grosses mottes vs. paillage
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- Message envoyé par sylv1 Toulouse (My Page) le
3/04/07 - 8:42
Bon, a quelques crêpages de chignons près, ce post me paraît trop utile pour le laisser dériver aux oubliettes. et puis, il complête bien celui sur les sols... Pas vrai Xristine? Sylvain |
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